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Demain, c’est déconfinement

Normalement, si tout se passe bien, demain on déconfine. On va enfin pouvoir retourner dans nos librairies préférées pour acheter les livres convoités depuis 2 mois. Comme ce blog se veut un lieu de conseil, je me suis amusé à mettre en valeur les romans chroniqués pendant le confinement.

Parmi les très nombreuses lectures, et les quelques avis publiés, j’ai souhaité vous rappeler trois romans qui m’ont marqué. Pour chaque roman, par fainéantise, je vous ai inséré les quatrièmes de couverture ainsi que les liens vers mes billets.

Avant de les citer, je vous rappelle mes deux coups de cœur de cette année :

La fabrique de la terreur

La fabrique de la terreur de Frédéric Paulin (Agullo) :

« Cette nuit, il y aura des affrontements, il y aura des blessés et des morts. Il y aura la volonté farouche d’un peuple de mettre à bas ses dirigeants. »

Janvier 2011 : le peuple tunisien se soulève et « dégage » Ben Ali. C’est le début des printemps arabes. Vanessa Benlazar grand reporter, pressent que ces révolutions risquent d’être noyautées par les islamistes. Bientôt, la chute de Khadafi, la guerre en Syrie et le chaos qui s’installe lui donnent raison : un groupe venu d’Irak émerge des décombres, un groupe dont la barbarie est sans limite, aux méthodes de recrutement insidieuses, et qui prône la haine de l’Occident. A Toulouse, de son côté, Laureline Fell de la DCRI s’intéresse à un certain Merah, soupçonné de liens avec des entreprises terroristes. Mais les réformes du renseignement français ne lui facilitent pas la tâche : la France n’est pas armée pour affronter ce nouvel ennemi qui retourne ses propres enfants contre leur pays, Autant de bombes à retardement que Laureline, avec l’aide de Vanessa, va tenter de désamorcer.

Frédéric Paulin clôt ici la trilogie Benlazar qui nous mènera de Tunis à Toulouse, de Lunel à Raqqa, dessinant la carte des nouveaux réseaux terroristes qui frapperont Paris en plein cœur au cours de l’année 2015.

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Nous avons les mains rouges

Nous avons les mains rouges de Jean Meckert (Joëlle Losfeld) :

C’est en 1947 que Jean Meckert publie Nous avons les mains rouges. Quatre mois avant Sartre, il s’attaque à la Résistance et à l’épuration qui a accompagné la Libération. De quoi parle ce roman noir et puissant ? Laurent Lavalette est embauché dans la scierie de d’Essartaut, un veuf qui vit dans les montagnes avec ses deux filles et un homme à tout faire, Armand. Laurent apprend vite que le patriarche est à la tête d’un réseau de résistants qui n’a pas déposé les armes et qui, régulièrement, organise des expéditions pour punir ceux qui se sont enrichis durant la guerre tandis que d’autres se battaient. Malgré les réticences de Laurent à s’engager dans des mesures expéditives, il prête cependant parfois main forte. Pour ses partisans qui n’ont pas mesuré leurs efforts durant la Guerre, la Libération a un goût amer, elle ne tient pas ses promesses d’égalité, de justice et de grand chambardement. Toutefois cette lutte sanguinaire laisse Laurent perplexe : « Laurent se demanda un moment en quoi cette doctrine différait du fascisme contre lequel ces résistants avaient combattu. » Comme dans la plupart des romans de Meckert mais aussi dans ceux qu’il écrira plus tard pour la Série Noire sous le pseudonyme d’Amila, le protagoniste de Nous avons les mains rouges est cet homme droit mais seul, réfractaire aux embrigadements de tout genre. Passionnant document sur un moment d’Histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain. Présenté par Stéfanie Delestré et Hervé Delouche.

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Toute la violence des hommes

Toute la violence des hommes de Paul Colize (HC éditions) :

Qui est Nikola Stankovic ?

Un graffeur de génie, assurant des performances insensées, la nuit, sur les lieux les plus improbables de la capitale belge, pour la seule gloire de l’adrénaline ?

Un peintre virtuose qui sème des messages profonds et cryptés dans ses fresques ultra-violentes ?

Un meurtrier ?

Un fou ?

Nikola est la dernière personne à avoir vu vivante une jeune femme criblée de coups de couteau dans son appartement. La police retrouve des croquis de la scène de crime dans son atelier.

Arrêté, interrogé, incarcéré puis confié à une expertise psychiatrique, Niko nie en bloc et ne sort de son mutisme que pour répéter une seule phrase : C’est pas moi.

Entre Bruxelles et Vukovar, Paul Colize recompose l’Histoire. Au-delà de l’enquête, c’est dans les replis les plus noirs de la mémoire, à travers les dédales de la psychologie et la subtilité des relations humaines qu’il construit son intrigue.

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De mort lente

De mort lente de Michaël Mention (Stéphane Marsan)

« Nous sommes en guerre. Il en va de notre évolution, de l’avenir de l’humanité. Ils noyautent la Commission, alors nous noyautons l’industrie. Tous les coups sont permis. »

Marie, Nabil et leur fils étaient heureux.

Philippe était un éminent scientifique.

Franck était journaliste au Monde.

Désormais, ils sont victimes du puissant lobby de l’industrie chimique. Leur erreur : s’être interrogés sur les perturbateurs endocriniens, ces substances présentes dans notre alimentation et les objets de notre quotidien, responsables de pathologies telles que l’infertilité, le diabète ou encore le cancer.

Marie et les autres exigeaient des réponses, ils subissentune riposte d’uneviolence sans précédent. Rien ne leur sera épargné. Une guerre sans pitié, de Paris à Bruxelles, de la Bourse à la Commission européenne, où s’affrontent santé publique et intérêts privés, notre avenir et leurs profits.

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La défaite des idoles

La défaite des idoles de Benjamin Dierstein (Nouveau Monde)

Octobre 2011 : Kadhafi est tué, la Libye est en feu, François Hollande devient candidat des socialistes. L’UMP et le PS entrent dans la phase finale d’une guerre qui les mènera jusqu’à l’élection présidentielle.

Ancienne gloire des Stups de Paris, le policier déchu Christian Kertesz est recruté par des truands corses pour relancer un trafic de cocaïne. En parallèle, il espionne pour une société de renseignement privée le haut responsable d’une multinationale du BTP afin de l’écarter d’un marché juteux en Libye.

Alors que Squarcini, Péchenard, Neyret et d’autres grands flics sont inquiétés par des affaires qui mettent à mal l’image de la police, la capitaine Laurence Verhaeghen de la Brigade Criminelle de Paris, proche des sarkozystes, est plus que jamais déterminée à freiner la montée en puissance des troupes de Hollande. La découverte d’un cadavre va rapidement la mettre sur la piste de son ancien collègue Kertesz et de quelques fantômes de la PJ qu’elle s’est jurée de détruire.

Pris en étau entre une cellule de la DCRI qui cherche à sauver la peau des sarkozystes et d’anciens barons de la Mitterrandie qui œuvrent pour le retour de la gauche au pouvoir, Kertesz et Verhaeghen vont se livrer un duel à mort au cœur de la corruption moderne.

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J’espère que ces avis vous auront été utiles. Plus que jamais, n’oubliez pas le principal, protégez-vous, protégez les autres et lisez !