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La soustraction des possibles de Joseph Incardona

Editeur : Infinitude

Comme je le disais précédemment pour un de ses romans, Chaleur, Je considère Joseph Incardona comme un des auteurs les plus intéressants. Ce roman nous présente le monde de la finance de la fin des années 80, un monde pourri par l’argent, sans limites; pourtant, comme le dit l’auteur en introduction de son roman, La soustraction des possibles est un roman d’amour !

Dans un palace de Genève, Les Eaux-Vives, le moniteur de tennis Aldo Bianchi donne des cours à de riches clients qui veulent faire croire à leurs connaissances qu’ils savent jouer au lieu de juste renvoyer la balle jaune. Jeune, il a rêvé de devenir champion, avant de trouver ses limites, et de s’apercevoir qu’avec son physique, il pouvait faire de l’argent facilement auprès de la gent féminine.

L’une de ses cliente, Odile, arrive à un âge où elle a besoin de se sentir aimée. A la fin d’un de ses cours, Odile entraine Aldo dans sa chambre. Aldo se rend compte de l’avantage qu’il peut en tirer ; devenir gigolo lui parait une bonne opportunité professionnelle. Afin de le garder dans ses filets, Odile le présente à son mari René qui organise pour le compte d’une banque, des transports de valises pleines de billets entre la France et la Suisse.

Aldo se retrouve donc à convoyer des valises entre Lyon et Genève, tous frais payés et grassement rétribué. Il doit déposer ses colis dans une consigne en arrivant. Odile pense avoir mis la main sur son Apollon et se permet même de l’inviter à des soirées privées organisées par la banque. Curieux de nature, il attend devant la consigne un jour, et aperçoit la femme qui reçoit les valises. Un coup de foudre pour cette jeune femme Sveltlana Novák va lui faire changer la vision de son avenir.

Sveltlana Novák est conseillère particulière de Max, un directeur de la banque et totalement dévouée à son travail. Elle s’arrange pour amener sa fille à l’école le matin et passe le reste de ses journées au travail. Ambitieuse et intelligente, elle laisse peu de place aux sentiments, visant d’atteindre le nirvana de la finance internationale. Sa rencontre avec Aldo va totalement changer sa vision de la vie, faisant entrer le Grand Amour dans son cœur.

L’auteur nous l’a dit : La soustraction des possibles est un roman d’amour, mais pas du tout un roman à l’eau de rose, une visite du monde des Bisounours. Tout au long de cette histoire, nous allons plonger dans un monde sans pitié, rencontrant des banquiers ou clients ultra-riches se payant tout ce qu’ils désirent, des mafieux plaçant leur argent sale dans des casiers immaculés, des hommes politiques profitant d’avantages innombrables. En dessous d’un monde fait d’ors et de diamants, nous retrouvons ceux qui profitent du système, ceux qui s’approprient des miettes, et les victimes telles les jeunes femmes que l’on « dresse » à devenir des prostituées. Et nous avons les rêveurs, Aldo et Svetlana, qui croient pouvoir louvoyer dans ce monde de requins, qui pensent qu’ils peuvent vivre d’amour et d’eau fraiche tout en espérant piocher dans des poches pleines d’argent sans risques.

A la fois roman de personnages et roman littéraire, il bénéficie aussi d’un scénario ingénieux, à la mécanique implacable et remarquablement huilé, passant de l’un à l’autre ; ce scénario s’avère si bien fait qu’on regarde les pièces du puzzle ou plutôt les engrenages s’assembler avec un pur plaisir de lecture, et nous emporte par l’ambition affichée, tant dans les psychologies que les décors décrits ou le mode de fonctionnement du monde d’en haut, dans la peinture du monde des traders des années 80.

Le plaisir ne serait pas suffisant sans le style de l’auteur. Ne doutant jamais de la forme choisie, Joseph Incardona ose tout, des digressions sur l’histoire d’un monument ou sur la vie d’un scientifique, des ellipses génialement utilisées, des passages où l’auteur lui-même se met en scène, s’engage et nous prend à parti, des scènes purement cinématographiques où il décrit les mouvements de la caméra, et les moments où il se place en retrait, en tant que conteur et maître de cette tragédie, avec beaucoup d’humour. A cet égard, il ne se gène pas pour nous rappeler qu’il est aux manettes et qu’il est le seul à décider où doit aller l’histoire et ce qu’il va advenir des personnages. On aime ou pas. J’adore ! et quel formidable conteur fantasque !

De cette structure qui peut paraitre déstabilisante, l’ensemble ressort formidablement entier, cohérent, doux et dur à la fois, choquant, provocant, et bigrement lucide. De ce monde définitivement noir, ceux qui font preuve d’humanité, qui ont des sentiments ressortiront en tant que victimes. Seuls les salauds, les requins s’en sortiront, évitant une mort violente. Les immondes salauds de cette histoire, non contents de bénéficier de tous les biens matériels imaginables, cherchent à posséder les êtres humains qu’ils convoitent. Et ce roman, aux allures de tragédie shakespearienne, trouvera une place de choix dans ma bibliothèque, aux côtés de Brett Easton Ellis, du Bûcher des Vanités de Tom Wolfe ou de Nos Fantastiques Années Fric de Dominique Manotti pour le sujet et d’un Francis Rissin de Martin Mongin pour la forme osée. La soustraction des possibles, un roman protéiforme comme on en rencontre que trop rarement, propose une lecture jouissive, intelligente et instructive. Fantastique !

La prophétie de Langley de Pierre Pouchairet

Editeur : Jigal

Depuis le temps que l’on me dit qu’il fut que je découvre Pierre Pouchairet, c’est chose faite. Avec une telle qualité d’écriture, cet auteur arrive à nous emmener dans une histoire qui fait froid dans le dos. Et portant, ça commençait tranquillement …

En effet, l’ambiance est feutrée dans la salle qui regroupe les traders du Crédit Parisien. Il faut dire que le contexte est calme. Parmi les traders les plus prometteurs, Ludovic d’Estres est issu d’une famille aisée et fait partie du Front Office, c’est-à-dire ceux qui, par leur réflexion, vont donner la marche à suivre (achats ou ventes d’actions ou d’obligations). Reda Soudami est un jeune des banlieues, de Trappes plus exactement et fait partie du Back Office, c’est-à-dire qu’il réalise les actions qu’on lui demande. Ces deux-là ne travaillent pas au même étage mais s’entendent à merveille.

Ce matin-là, Reda alerte Ludovic sur des mouvements suspects de ventes de titres d’EDF à la baisse (c’est-à-dire qu’un ou plusieurs traders dans le monde parient que l’action va baisser en valeur), alors qu’il n’y a aucune raison à cela. Ludovic ne s’inquiète pas mais demande à Réda de creuser le sujet. Réda découvre alors que ces demandes de ventes proviennent d’une banque du Moyen Orient, la First Islamic Bank. Ils décident alors de rendre visite au représentant de cette banque situé à Versailles.

L’entretien avec le directeur du bureau de représentation n’apporte rien à Ludovic et Reda. Tout juste ont-ils l’impression de l’avoir agacé. En sortant, Ludovic veut aller saluer sa tante qui habite à coté. Alors qu’il sonne à la porte, un 4×4 déboule et une fusillade éclate. Ludovic est mortellement atteint. Reda, resté dans la voiture, démarre en trombe, blessé à l’épaule. Dans la précipitation, pousuivi par le 4×4, il renverse une jeune fille. Dans sa tête, tout est clair : Etant un jeune de Trappes, il ne peut plus se rendre à la police et doit fuir.

En fait, ce roman va tellement vite que je ne sais pas où arrêter mon bref résumé. Si vous voulez connaitre la suite, vous savez ce qu’il vous reste à faire … Car ce roman, ce polar, a toutes les qualités que j’aime.

J’aime les personnages, qui sont décrits simplement, finement. Il n’y a pas besoin de s’appesantir, leurs actions en disant beaucoup plus. Dans ce domaine, ce roman est un modèle du genre, Reda étant paniqué à l’idée d’aller en prison, Johana, la commandante de police, que l’on retrouve plus loin dans le livre, et qui est chargée de l’enquête, étant d’une logique implacable et résistant aux pressions de sa hiérarchie.

J’aime apprendre des choses et c’est amplement le cas ici. Sans dévoiler toute l’intrigue, on va savoir comment travaillent les traders (des gens que j’apprécie bien peu), comment fonctionnent les mécanismes de la finance, et comment on peut les utiliser à des fins criminelles. A la fois instructif et empli d’exemples choisis avec parcimonie, il établit un scenario catastrophe qui fait froid dans le dos.

J’aime l’équilibre entre les dialogues et la narration, ce délicat mélange qui parait si naturel au lecteur et qui est si difficile à obtenir. Pour le coup, ce polar se lit d’une traite, et il y a tant de rebondissements que j’ai été fasciné par l’imagination et la créativité de l’auteur (ou des auteurs devrais-je dire, puisqu’il est indiqué sur la couverture Sur une idée et avec la collaboration de L.Gordon).

J’aime le rythme parce que ça va à 100 à l’heure. On n’a pas le temps de se reposer, on passe d’un personnage à l’autre, on court à coté d’eux pour arriver à une conclusion sur le terrorisme qui fait tout simplement froid dans le dos. En fait, ce roman est construit comme un champignon atomique : en bas, le tronc est de faible diamètre, et plus on monte, plus c’est énorme, gigantesque, avant de nous retomber dessus. La prophétie de Langley est un polar costaud, effarant, impressionnant, à ne pas rater.

Miss Lily-Ann de Lucienne Cluytens (Krakoen)

Allons à la rencontre de la dernière publication en date des éditions Krakoen, et aussi d’une nouvelle auteure, dont Miss Lily-Ann est déjà la septième roman.

Miss Lily-Ann, c’est le fleuron de cette petite ville du Nord de la France. Depuis que Blanche Barré a passé la main, l’entreprise est dirigée par sa nièce Liliane, qui l’a bien développée, lui donnant un style, un nom et un marché dans le domaine de la couture mondiale. Même si les relations entre les deux femmes n’est pas au beau fixe, il faut se rendre à l’évidence que Liliane a bien su la faire prospérer.

Quand un rapprochement, ou un rachat par des Japonais devient la rumeur insistante, Blanche décide de la convoquer pour lui faire savoir qu’elle fera tout pour que le conseil d’administration la vire. Liliane n’est pas très inquiète, mais il y a bien quelques malversations qu’il ne faudrait pas rendre publique. Un dimanche matin, Blanche est découverte assassinée, poignardée dans son salon.

Le commandant Marc Flahaut, en charge de l’enquête, doit démêler les fils de cette intrigue, faire le tri entre les affaires familiales et les ragots qui peuplent cette petite ville provinciale. Heureusement, un de ses amis, bricoleur de génie, Martial vient de se faire embaucher comme mécanicien pour remettre en état les vieilles machines destinées à un musée. Quand Flahaut est destitué au profit de son adjoint Sauvignon, il va poursuivre l’enquête par pur plaisir et pour trouver le vrai coupable.

A la lecture de ce roman, j’ai eu l’impression que l’auteure avait pris un grand plaisir à écrire son roman policier. Et je peux vous dire que j’ai pris un énorme plaisir à lire ce roman, d’une part parce que l’intrigue est solide, très solide, d’une logique implacable, parce que c’est remarquablement bien écrit avec un très bon équilibre entre les situations et les dialogues, et parce que Flahaut nous est présenté comme un travailleur qui a l’honneur de bien faire son travail. La passion de son métier l’anime, le plaisir de la déduction logique, mais aussi sa faculté à comprendre la psychologie des gens qu’il interroge. L’auteure nous permet même de suivre ses déductions, ses questions, ses pistes au travers des passages en italique qui reflètent les pensées du commandant.

Et puis, ce que j’ai adoré, c’est le tableau de la vie provinciale que nous brosse Lucienne Cluytens. Dans l’usine, tout le monde se connait, tout le monde se côtoie, tout le monde a un lien de parenté avec son voisin, et tout le monde colporte des rumeurs, des ragots, des on-dit parce que tout le monde croit savoir quelque chose de plus que son voisin.

On sent bien tout le savoir faire de Lucienne Cluytens derrière ce roman, je ne suis pas étonné que cela soit son septième roman. L’intrigue avance doucement, à son rythme, mais avec suffisamment de petits détails pour piquer le lecteur à vif. Vous l’aurez compris, ce n’est pas forcément un roman à énigmes à l’ancienne (rien de péjoratif dans ces termes) mais bien un roman policier moderne et provinciale, très bien fait, dont le but de chaque page est de donner du plaisir. Mission remplie.

Zalbac Brothers de Karel de la Renaudière (Albin Michel)

Un petit tour dans le domaine de haute finance, c’est le voyage auquel nous invite ce Zalbac Brothers, au titre mystérieux et au sujet qui peut être sulfureux.

Jean Demester est Français, il vient de finir ses études de mathématiques et finances et il quitte la France pour les Etats Unis suite à mort de sa mère. Il se retrouve alors voiturier pour un hotel de luxe de Park Avenue. C’est alors qu’une Maybach s’arrête à son niveau, avec au volant un vieil homme qui écoute de la musique classique. Au bout de quelques questions, il lui demande de passer à son travail, au siège de Zalbac Brothers.

Le vieil homme est Bruce Zalbac, propriétaire de Zalbac Brothers, la célèbre boite financière qui s’occupe de fusions d’entreprises. Jean n’a rien à perdre et se présente le lendemain. Paul Donovan l’accueille et lui fait visiter les bureaux. Au 17ème étage, c’est La galère, l’étage réservé aux stagiaires, « le niveau zéro de la conscience ». Ils travaillent comme des forcenés pour faire des photocopies de dossiers et apporter les cafés. Juste au dessus, il y a les analystes, les agents bêtas. Puis, viennent les vice-présidents sous la responsabilité des directors, et enfin les managings partners.

Jean Demester va donc découvrir le domaine sans pitié de la haute finance et gravir les échelons un par un dans une ascension vertigineuse, jusqu’à une chute programmée et irrémédiable.

Ce roman peut être lu à plusieurs niveaux. Karel de la Renaudière nous a concocté un thriller financier, fait de phrases courtes et de chapitres courts, allant à un rythme effrené pour suivre l’itinéraire foudroyant de Jean sur quelques années. On n’a pas le temps de s’ennuyer tant cela va vite, et tous les ingrédients sont là pour passionner le lecteur, car tout est expliqué simplement jusqu’à une histoire d’amour avec une riche héritière. Si on est loin d’un Martin Eden de Jack London, j’ai plutôt eu l’impression de revivre les premiers Paul Loup Sulitzer tels que Money ou Cash (avant que Sulitzer se perde dans des romans illisibles à mon gout).

Le deuxième niveau est la découverte du monde de la finance et le dégout que l’on peut éprouver à la lecture de ce roman. Les personnages sont tous aussi détestables et vains. Leurs seules motivations sont l’argent et le pouvoir, voyageant de palaces et palaces, fréquentant des gens de la haute comme on dit, entre rois du monde.

Même si Karel de la Renaudière veut rendre son personnage principal sympathique, le montrant gentil, plein d’envie et honnête (?), j’ai quand même eu du mal à éprouver de l’empathie envers ce jeune homme qui détruit des sociétés pour créer des conglomérats tous puissants. Il faut dire que les aspirations de ces gens là sont tout autres, qu’ils ne cherchent ni l’amour, ni la compagnie d’une bien-aimée, mais qu’ils veulent faire un gros coup, le plus gros coup pour faire le plus d’argent possible.

Nul doute que ces gens là existent dans le monde d’aujourd’hui, et l’auteur n’a pas voulu montrer le tableau plus beau qu’il n’est. Il a bâti un thriller aussi réaliste que possible, qui pourra ravir les amateurs de thrillers financiers car il tient la dragée haute à certains auteurs américains, mais en ce qui me concerne, cela n’aura fait que me confirmer dans mes opinions.

Les marchands du temple de Philippe Le Marrec (Nuits Blanches)

Les éditions Nuits Blanches m’ont donné l’occasion de découvrir un nouvel auteur, qui n’est pas un néophyte, puisque cela constitue son cinquième roman après entre autres Autopsie d’un carnage, En attendant l’aube et Tout abus sera puni qui a reçu le prix du roman policier au Festival de Cognac en 1993.

Brahim Kervéan est un jeune de banlieue, qui vient de purger 6 années de prison, accusé de meurtre alors qu’il a été perpétré par un de ses amis et qu’il n’a pas voulu le donner. Il surveille un fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui sort de son travail avec un ordinateur portable dernier cri. Sa stratégie est claire : sur le quai de métro, il bouscule le fonctionnaire, s’empare de l’ordinateur et s’enfuit par le RER. Comme il a été formé à l’informatique pendant ses années de prison, il sait comment passer outre des mots de passe.

Dans l’ordinateur, il y a les résultats d’une analyse d’un groupe de 12 personnes, dont la liste a été trouvée lors d’une précédente enquête. Or le corps de Céline,  une jeune femme dont le nom apparaît sur cette liste, vient d’être découvert. Elle a été égorgée chez elle dans sa chambre. Le capitaine Malhuret est sur les lieux, car il enquête sur le vol de l’ordinateur. Il s’aperçoit que les gens de cette liste disparaissent les uns après les autres.

Dans les studios d’une grande antenne, le journal du soir se termine. Clémentine Magnien va voir le rédacteur en chef pour lui annoncer qu’elle a un sujet en or : Des quantités colossales d’actions de société américaines sont vendues et l’argent transite vers des pays arabes ou asiatiques. Or il n’y a aucune raison à ce transfert de fonds. Il conseille à Clémentine de ne pas rester à la surface des choses mais d’enquêter en profondeur, ce qu’elle décide de faire.

De l’autre coté de l’Atlantique, la National Security Agency, dite NSA, surveille toutes les conversations téléphoniques du monde entier. Ils s’aperçoivent que la France commence à s’exciter sur cette affaire alors qu’eux savent de quoi il s’agit. Ils envoient le commandant Kevin Parker en mission. Et tous ces personnages vont se retrouver pour un final …

Qu’il a du s’amuser, Philippe Le Marrec, à nous concocter cette histoire, qui peut sembler abracadabrante mais au final tristement réaliste. Alors, il a forcé le trait, trouvé des arguments grossiers, uniquement pour montrer la débilité et la futilité du monde dans lequel nous vivons, menés par le bout de notre nez par les grandes puissances financières.

Et c’est ce que réussit fort bien Philippe Le Marrec dans son livre : sous couvert de roman d’action à suspense, il nous montre par le détail comment écrouler une entreprise pour mieux la racheter, tout ça pour faire de l’argent. Alors, quand ça se fait au niveau du monde entier, cela devient vertigineux. Evidemment, nous avons le droit à un bon nombre de mystères, de meurtres, de personnages, de lieux différents.

Tous les ingrédients sont là pour que le lecteur soit (sus) pendu à la poursuite de l’histoire. C’est bien écrit, bien fait, avec des chapitres courts, alternant d’un personnage à l’autre, c’est prenant sur toute la durée … jusqu’à la chute, qui va vous faire (sou) rire jaune. Philippe Le Marrec m’aura manipulé comme il le fait avec ses personnages. Ce bon roman s’avère aussi agréable qu’il est instructif, mais il vaut mieux ne pas trop y réfléchir pour ne pas déprimer.