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Demain j’arrête de Gilles Legardinier (Fleuve noir)

Voici un roman résolument positif et optimisme, au ton gentiment délirant et déjanté que j’ai lu dans la cadre du Meilleur Roman du site Confidentielles.com. Un roman que je vous conseille pour rigoler un bon coup.

Quatrième de couverture : Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut
désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

Mon avis : Gilles Legardinier a publié à ce jour deux polars, à savoir L’exil des anges et Nous étions des hommes. Dire que je n’avais pas été convaincu par le premier est un euphémisme, et du coup, je n’avais pas lu le second. Je dois dire que la lecture de Demain j’arrête a remis en cause mon avis. Autant je regrettais dans L’exil des anges un manque de suspense et un style plat, autant je trouve que, dans cette comédie, il se lance à corps perdu et je me suis beaucoup amusé à suivre les (més) aventures de Julie.

Julie est une fille délirante, à moitié immature, à moitié irresponsable, à moitié gaffeuse (ça fait beaucoup de moitiés, ça !). Elle se fait des films, imagine des trucs impossibles, change de direction sur un simple coup de tête (au sens propre comme au figuré), voire même de vie. Ecrite sur un mode comique très premier degré, cette comédie n’est définitivement pas sérieuse mais bigrement réussie et bien agréable à lire.

Au-delà des situations comiques, on y trouve la vie de quartier, les voisins que l’on rencontre dans les escaliers, les commerçants toujours prêts à s’inquiéter du petit tracas de la veille, le club des folles (traduisez les amies de Julie) dont les soirées sont tout bonnement hilarantes. La galerie des personnages est attachante et fait partie des qualités de ce roman. Et vous voulez que je vous dise ? La prochaine comédie de Gilles Legardinier sort au mois d’octobre 2012, ça s’appellera Complètement cramé ! et je vais la lire.

Gilles Legardinier : L’exil des anges (Pocket)

Valeria, Peter et Stefan sont trois étudiants de vingt ans venant respectivement d’Espagne, Hollande et Allemagne. Ils ne se connaissent pas, mais ont un point commun : ils rêvent tous les trois d’une chapelle située en Ecosse, alors qu’ils ne sont jamais allés là-bas. Ces rêves s’avèrent rapidement avoir un lien avec un couple de deux scientifiques qui se sont suicidés vingt ans plus tôt. Les services secrets américains, qui étaient à la poursuite des deux scientifiques, pourchassent aussi nos trois étudiants pour découvrir leur secret.

Autant le dire tout de suite, j’ai été déçu, et donc je ne vais pas m’étendre sur ce roman. Le sujet semblait intéressant, mais j’ai trouvé que l’auteur lui avait coupé l’herbe sous les pieds en dévoilant avant le milieu du livre tout le suspense et le mystère qu’il pouvait tirer de ce sujet. Et donc le livre se résume à une course-poursuite.

Cela se lit bien, très vite avec de courts chapitres, il y a des invraisemblances mais ça va tellement vite qu’on passe dessus. A mon avis, il manque de la psychologie des personnages pour qu’on puisse s’y attacher. J’aurais aimé tomber amoureux de Valeria, m’identifier à Stefan, agir avec Peter. Au final, reste un roman « très grand public », ce qui ne veut pas dire qu’il est mauvais, loin de là, mais que l’on va l’oublier aussi vite qu’on l’a lu. Et qu’on a l’impression qu’il existe des centaines de livres de ce genre.

Voilà ! J’ai trouvé ce que je reproche à ce livre : A partir d’un sujet si puissant, n’en reste finalement qu’un roman lisse comme beaucoup d’autres. A noter, que l’auteur m’a fait vibrer dans les dernières pages : il s’agit des remerciements. Et là, on voit l’ampleur du sujet qu’il n’a, à mon goût, qu’évoqué. Dommage !