Archives du mot-clé Gregory Davis

Tu ne manqueras à personne d’Alexis Aubenque

Editeur : J’ai lu

Depuis quelques romans, Alexis Aubenque a trouvé un rythme, une façon d’aborder ses intrigues qui ont fait monter ses romans d’un cran. Du moins, c’est mon avis. Après Ne crains pas la faucheuse, voici le deuxième épisode du cycle de Pacific View.

Nous retrouvons donc Greg Davis et ses deux enfants Raphael et Penny dans la petite balnéaire de Pacific View d’un coté et Faye Sheridan, la journaliste spécialisée dans les rubriques culinaires de l’autre. C’est la rentrée des classes, du moins pour Raphael qui va devoir se faire de nouveaux copains et copines depuis leur déménagement dans la superbe villa de leur grand-oncle.

La première journée commence sur de mauvais auspices : Le cadavre d’une jeune fille, Lucy Torper est découverte dans les toilettes, décapitée avec sa tête sur les genoux, et le sourire du Joker grimé sur son visage. Gregory Davis est immédiatement envoyé sur les lieux. Ils e fait accompagner du sergent Veronica Bloom, ce qui n’est pas, professionnellement parlant, pour lui déplaire.

L’information circule vite dans les media et Faye Sheridan veut suivre cette affaire. Elle devra le faire avec le journaliste dédié aux faits divers, Angelo Guadardo, avec lequel elle ne s’entend pas si bien que ça. L’affaire prend une autre tournure quand une vidéo de la mise à mort de Lucy circule sur le Net.

Depuis quelques romans, Alexis Aubenque a trouvé son rythme, et celui de ses romans. Il semble que le couple Gregory Davis / Faye Sheridan l’inspire, aussi pour la narration que pour la construction de ses romans. Car cela lui permet de faire progresser en parallèle deux enquêtes qui vont aboutir à une conclusion à la fois surprenante et fort bien amenée. Il a acquis une facilité qui fait de ce roman un vrai plaisir de lecture, et un style simple et imagé auquel il ajoute des dialogues évidents et remarquables.

On peut remarquer plusieurs choses avec ce roman : Faye Sheridan va retrouver l’homme dont elle est amoureuse, Ryan, qui est un tueur à gages chargé de tuer les coupables. On apprend ainsi qu’il fait partie d’une organisation chargée de faire leur propre justice. On va retrouver aussi Jessica Hurley, la profileuse que l’on a rencontrée à River Falls et qui va participer activement à l’enquête. Enfin, Alexis Aubenque, sans en avoir l’air, pose des questions sur la justice, sur les media et sur les méfaits des réseaux sociaux qui élèvent le propos au-delà d’une simple enquête policière.

L’auteur ne lèvera toujours pas le secret de Gregory Davis, donc nous ne saurons pas s’il a tué sa femme pour son héritage ou pas. Quant à la fin, sans la dévoiler, elle ouvre des perspectives intéressantes et laissent augurer des suspenses à venir que j’attends avec impatience. Avec ce roman, Alexis Aubenque s’installe dans les très bons auteurs de romans populaires, capables de nous emmener dans des contrées lointaines pour suivre des enquêtes passionnantes. Ce roman est encore une fois une formidable réussite, une excellente lecture pour l’été, voire plus.

Ne ratez pas l’avis élogieux de l’Oncle Paul

Ne crains pas la faucheuse de Alexis Aubenque (J’ai lu)

Alexis Aubenque est bien connu des lecteurs de polars, car c’est un auteur prolifique (il sort deux romans par an) et écrit des histoires qui se situent en général aux Etats Unis. Ce que j’aime chez cet auteur, outre son extrême gentillesse, c’est cette volonté de raconter des histoires dans le seul but de distraire ses lecteurs. Si je peux vous donner un conseil, ou plutôt devrais-je dire un ordre, c’est : Courez acheter ce roman car c’est une formidable réussite !

A la suite de son changement d’affectation, le lieutenant de police Gregory Davis quitte sa ville de San Francisco pour Pacific View, une destination qui doit lui permettre de tourner une page sur son passé douloureux. En effet, il vient de perdre sa femme quelque temps auparavant, et doit s’occuper de ses deux enfants Raphaël et Penny. Raphaël a 17 ans et ne demande qu’à s’émanciper ; Penny 8 ans est une petite fille calme à qui sa mère manque beaucoup.

Pacific View, petite station balnéaire calme de 42000 habitants doit leur permettre d’aborder une vie plus sereine. Mais Gregory Davis a aussi postulé pour ce poste afin de pouvoir toucher l’héritage de l’oncle de sa femme, qui était immensément riche. D’ailleurs, ils débarquent dans une propriété digne d’un château et tout semble s’annoncer sous les meilleurs auspices.

Le lendemain, lundi 6 juillet, Gregory Davis débarque au poste de police et fait connaissance avec ses nouveaux collègues. Certains sont indifférents, d’autres plus agressifs tel Barney Simpson qui juge que Veronica Bloom, qui élève seule son enfant, aurait mérité ce poste. Mais la séance de présentation est écourtée en raison d’un meurtre que l’on vient de découvrir : Garth Nolan vient d’être retrouvé dans sa baignoire horriblement mutilé.

Il faut aussi que je vous parle de Faye Sheridan. Elle est journaliste pour le San Francisco Chronicle, et comme il ne se passe rien à Pacific View, elle est frustrée que rien ne se passe. Célibataire, amie d’enfance de Veronica, elle habite dans une caravane en compagnie de son chien Riggs. Tous ces personnages vont être confrontés à une enquête bien complexe qui risque d’impliquer de hauts dignitaires de la ville.

Dans ce roman, Alexis Aubenque a écrit ce que je considère comme son meilleur roman à ce jour. Et ce qui me remplit de joie, c’est que c’est le premier tome d’une nouvelle série, ce qui augure bien du plaisir à venir. Car ce qui retient l’attention dès le début de ce roman, ce sont les personnages, fort bien décrits, avec juste ce qu’il faut de psychologie, de qualités et de défauts, de parts d’ombres aussi vis-à-vis de leur passé respectif.

Ensuite, la narration passe d’un personnage à l’autre avec une facilité qui est une marque des grands auteurs. On reconnait très facilement chacun des personnages, on suit l’intrigue sans aucune difficulté et je dirais même que le style simple de l’auteur fait qu’il nous donne envie de poursuivre la lecture, sans jamais s’arrêter.

Enfin, à coups de chapitres relativement courts, d’une dizaine de pages environ, Alexis Aubenque trouve sans cesse des rebondissements qui font que l’on est tout le temps sur le qui-vive. Avec une trame de fond concernant la résolution du (des) meurtre (s), le mystère n’en est pas moins épais concernant chacun des personnages et le lecteur que je suis se pose plein de questions, en imaginant toutes les possibilités … mais le savoir faire de cet auteur n’est plus à démontrer et nous n’aurons pas les réponses tant attendues. Par contre, nous aurons envie de vite revenir à Pacific View pour avoir les fins mots de ces histoires. Pour un nouveau cycle, c’est un coup de maitre, un excellent roman de suspense.

Ne ratez pas l’avis de l’oncle Paul qui confirme mon avis

Les autres romans que j’ai chroniqués de cet auteur sont :

Stone Island ;

Canyon Creek