Archives du mot-clé Harper & Collins

Riposte de David Albertyn

Editeur : Harper & Collins

Traducteur : Karine Lalechère

Voici un premier roman dont on lit beaucoup de bien sur les blogs, et cet argument était suffisant pour me tenter. Même si la trame est classique, cet auteur a un vrai talent pour créer des scènes visuelles impressionnantes.

Il y a quinze ans, ils étaient les meilleurs amis du monde. Ils étaient quatre, Tyron, Keenan, Antoine et Naomi.

Tyron Shaw s’est engagé dans les Marines et a combattu en Irak. Il est de retour avec des cauchemars plein la tête.

Keenan est entré dans la police et vient de tuer une jeune noir, une bavure qui déclenche des manifestations, d’autant plus qu’il vient d’être innocenté. Il s’est recyclé depuis dans le service d’ordre du Reef, le casino de Las Vegas qui doit recevoir la soirée de boxe.

Naomi a toujours eu une forte carrure et a fait de la boxe avant de se tourner vers le Basketball. Ne pouvant passer professionnelle, elle est devenue entraîneuse d’une équipe féminine. Elle est mariée avec Keenan mais a eu un faible pour tous les trois.

Antoine a mal tourné, il a fait de la prison, ce qui lui a donné l’occasion de devenir boxeur professionnel. Ce soir, il va affronter Kolya Konystin, classé parmi les cinq meilleurs mondiaux que personne ne veut combattre, tant il a des poings en parpaing.

Cette journée va leur donner l’occasion de se retrouver.

Ce roman se déroule sur 24 heures. Presque rythmé minute par minute, c’est une intrigue qui va passer de l’un à l’autre des personnages, faisant avancer l’histoire vers un dénouement que l’on ne verra pas arriver, puisque l’auteur va nous en dévoiler les dessous au fur et à mesure. La construction en est juste parfaitement maîtrisée.

Si le roman est minuté, il bénéficie aussi d’un style direct et remarquablement visuel. Ce nouvel auteur a un vrai don pour brosser des scènes en quelques phrases. On citera par exemple les cauchemars de Tyron et surtout le combat de boxe incroyablement réaliste où on se sent sectateur à l’intérieur du ring. Et je ne vous parle pas des scènes finales. Je resterai un peu plus mesuré sur les dialogues, trop basiques.

Enfin, c’est aussi l’intrigue et la façon dont elle est menée qui sorte ce roman du lot : l’intrigue est maligne, fort bien amenée. Le passé des quatre amis se découvre au fur et à mesure et on comprend comment une vengeance implacable est mise en place pour aboutir à une conclusion digne des hard-boiled américain.

On apprend dans la biographie de l’auteur, qu’il est né en 1983 (seulement !) et qu’il a toujours voulu écrire des histoires depuis l’âge de 6 ans. Effectivement, on ressent une assurance, une volonté de partager une histoire. Ce roman s’avère une très belle réussite venant d’un auteur sud-africain qu’il va falloir suivre à l’avenir.

Des poches pleines de poches

Voici le retour de cette rubrique consacrée aux livres au format poche.

Détour de Marc Falvo

Editeur : Faute de frappe

Stan Kurtz est de retour pour une affaire qui aurait pu ne pas en être une. En panne d’affaires, il reçoit un faire part, destiné à Stanislas Gérald Kurtz, son vrai nom, pour lui annoncer la mort d’un copain qu’il n’a pas vu depuis plus de vingt ans. Franck Drexel était garagiste et écrivaillon de polars à ses heures perdues.

Direction Carmona, petit village de 3000 âmes perdu dans la cambrousse française. Quand il débarque après un voyage en train interminable, Stan fonce au bar Le Terminus et est accueilli par un costard trois pièces et deux armoires sans glace. Il n’est pas le bienvenu, c’est le moins que l’on puisse dire. La sœur du défunt ne croit pas au suicide et le charge de découvrir le coupable du potentiel meurtre.

Après un début en demi-teinte, où je me suis dit que le style était forcé et poussif, l’action prend le pas sur l’histoire en même temps que les mystères, entre incendies et journaliste blogueur. On se laisse mener par les répliques pleines d’autodérision de Marc Falvo et la dédicace à Frédéric Dard n’est pas usurpée. D’ailleurs, j’y ai trouvé beaucoup de filiation avec les jeunes auteurs humoristiques contemporains comme Stanislas Petrosk ou Nadine Monfils. C’est une lecture agréable, distrayante, pour passer le temps.

Arrowood de Mick Finlay

Editeur : Harper & Collins

Traductrice : Marta de Tena

En 1895, à Londres, tout le monde ne jure que par Sherlock Holmes. Pourtant, un autre couple de détectives tout aussi doué œuvre pour le bien du peuple : William Arrowood et Norman Barnett. Ne roulant pas sur l’or, ils sont obligés de se cantonner aux infidélités conjugales. Ce matin-là, une demoiselle, Mlle Cousture, leur demande de retrouver son frère Thierry qui a disparu. Il était employé par M.Cream, l’un des chefs de gang les plus cruels et les malfaisants de la ville.

Comme c’est le premier tome des enquêtes d’Arrowwod, Mick Finlay marque les différences avec le concurrent, Sherlock Holmes. On ne s’attache pas aux détails ou à la déduction mais plus aux réactions qui trahissent les émotions. D’ailleurs, l’auteur a tendance à en faire des tonnes quand il parle de l’animosité qui bout en Arrowood dès que l’on prononce le nom de Holmes.

D’une enquête a priori simple, l’auteur en tire plusieurs branches, ce qui va donner de nombreux rebondissements et les rencontres avec plusieurs personnages, que l’on suit avec plaisir parce que c’est écrit avec beaucoup de vivacité. Si les intrigues sont emboitées comme des poupées russes, c’est du coté des Irlandais qu’il faudra chercher la solution, encore qu’elle soit bien difficile à deviner de prime abord.

J’ai trouvé cette première enquête très divertissante, et les personnages suffisamment bien marqués et sympathiques pour que j’y revienne à l’avenir. Le Londres du 19ème siècle est décrit sans trop de détails, laissant la place à des dialogues bien faits. Bref, c’est un bon divertissement et comme le cycle comporte 3 enquêtes à ce jour, dont 2 sorties en France, il se peut bien que j’en reparle un de ces jours. A suivre …

La frontière de Don Winslow

Editeur : Harper & Collins

Traducteur : Jean Esch

Attention, coup de cœur !

Eh bien voilà, il fallait bien que le cycle consacré à Art Keller, policier de la DEA (Drugs Enforcement Agency) arrive à son terme. Ce cycle est une trilogie, qui a commencé par la Griffe du chien, s’est poursuivie avec Cartel pour se terminer avec La frontière. Trois romans pour suivre un personnage hors-norme, mais surtout pour décrire et nous expliquer comment le trafic de drogue s’est développé, à tel point qu’aujourd’hui, il est impossible de lutter contre un tel monstre.

Trois romans, mais aussi trois reportages, trois documents indispensables pour comprendre un large pan de notre vie d’aujourd’hui. Comment tout cela a commencé, quelles décisions ont été prises, quelles ont été leurs conséquences et les désastres humains que nous ramassons aujourd’hui. Ces trois romans, ces trois coups de cœur pour moi, sont des œuvres que nous devrions être obligés de lire, pour mieux comprendre, même s’ils sont avant tout centrés sur les relations mexico-américaines.

C’est en 2007 que sort La griffe du chien, chez Fayard avant de paraître au format poche aux éditions Points. C’est lors de cette dernière sortie que Jean-Bernard Pouy en fait l’éloge. Commence alors pour ce roman, un succès de bouche à oreille (qui continue d’ailleurs) car on n’a jamais lu un tel roman avec un tel souffle, une telle volonté de démontrer tous les aspects du trafic de drogue entre le Mexique et les Etats-Unis. Personnellement, pour l’avoir lu pendant les fêtes de fin d’année 2008, je me rappelle avoir été littéralement happé par l’ampleur et l’ambition (réussie) de ce livre, qui figure dans mon Top10 de tous les temps.

Simple officier de douane à la DEA, Art Keller va voir se développer le trafic de la cocaïne. La mort de son équipier va le forcer à se lancer dans une croisade personnelle contre le clan Barrera, clan qui de son coté va tenter d’éliminer les concurrents en créant La Federacion. En mêlant les événements réels avec des personnages fictifs, Don Winslow montre l’ascension terrible et inéluctable d’un cartel, ainsi que l’implication de la police, de l’armée, des gouvernements et de la religion. Ce roman, qui couvre la période allant de 1975 à 2004, c’est juste un roman incroyable tant il est juste, vrai, lucide, violent et courageux dans ses dénonciations. Don Winslow aura mis 8 ans à l’écrire et semble prendre ce sujet comme sa propre croisade, à l’instar de son personnage principal.

En septembre 2016, débarque aux éditions du Seuil (et début 2018 aux éditions Points), Cartel, la suite de la Griffe du chien, suite que l’on n’attendait pas. Dans une interview, Don Winslow a vu la guerre civile se dérouler devant ses yeux effarés au Mexique. Il ne pouvait pas la passer sous silence et se lance dans sa deuxième croisade, Cartel, qui va balayer la période de 2004 à 2012. Comme le Mexique qui plonge dans une véritable guerre civile, le roman nous montre comment les différents cartels vont se livrer une guerre de territoire sans merci, en tuant, découpant et affichant les membres du clan ennemi.

Art Keller est obligé de reprendre du service quand Adan Barrera s’évade de sa prison mexicaine. Et Art Keller pense que puisque son pays ne veut rien faire, il ira mener sa guerre sur le propre terrain des cartels, au Mexique. D’une violence insoutenable et basée sur des faits véridiques, ce roman se transforme en livre de stratégie de guerre sans jamais être ennuyeux ou pompeux. Au contraire, comme dans le précédent roman, Don Winslow place les hommes et les femmes au centre de l’intrigue et transforme ce qui aurait pu être un roman gore en un plaidoyer d’une force incroyable pour tous ceux qui souffrent, qui subissent les conséquences du trafic de drogue.

Quelques mois après la sortie de Cartel en France, on a appris que Don Winslow écrirait un troisième et dernier tome dédié à la vie d’Art Keller. Et nous, fans de son personnage, étions prêts à attendre, à être patients. Avec une certaine fébrilité, je ne vous le cache pas. Comment faire aussi bien, voire dépasser les deux premiers volumes ? La tâche semblait impossible mais impossible n’est pas Winslow, surtout quand il s’attaque à son sujet de prédilection. Et ce troisième et dernier tome clôt de façon admirable et grandiose une trilogie inédite qui fera date dans le monde du polar voire dans le monde de la littérature tout court.

La frontière commence en 2012, juste après Cartel et la réunion des cartels au Guatemala, qui s’est terminée dans un bain de sang. Il décide de mettre un terme à sa carrière et de retourner à ses racines à commencer par retrouver sa femme mexicaine Marisol. Alors qu’Obama vient de se faire réélire, le sénateur O’Brien lui propose la direction de la DEA, proposition qu’il va accepter, en pensant pouvoir continuer son combat personnel contre le trafic de drogue.

Du Guatemala, personne n’a de nouvelles d’Adan Barrera et on n’a pas retrouvé son corps. Partout au Sinaloa, des affiches affirment « Adan Vive ». L’absence du chef incontesté des cartels donne lieu à des doutes puis à une guerre de succession entre les différents prétendants. Alors que le Mexique semblait acquérir une forme de calme, l’horreur va à nouveau ensanglanter ce pays.

En suivant le trajet d’Art Keller, Don Winslow a voulu aussi montrer tout ce qui a été fait (ou pas) contre le trafic de drogue. Dans La guerre du chien, il montrait comment la lutte contre le communisme était prioritaire sur le trafic de drogue, quitte même à favoriser les cultures pour financer la lutte contre les factions rouges, impliquant la CIA mais aussi les gouvernements mexicain et américain. Et l’ascension d’Art Keller dans l’organigramme de la DEA lui permettait de découvrir les parties impliquées, jusqu’aux religieux qui bénissaient ce travail des champs qui nourrissait les pauvres.

Dans Cartel, Art Keller a cru que pour abattre le trafic de drogue, il fallait abattre les chefs de cartel. Don Winslow nous a donc décrit un pays en proie à un massacre permanent, à la fois d’un point de vue stratégique et à la fois d’un point de vue humain. Car la force des deux romans qui suivent La griffe du chien est de placer les humains au cœur d’un combat qui les dépasse. Cartel, roman de guerre autant que roman désespéré, s’avère un roman des cimes, tant Don Winslow n’a jamais atteint un tel sommet de violence ni de dénonciation des politiques (le terme est au pluriel et c’est volontaire).

Avec La frontière, Art Keller ne peut que s’avouer vaincu. Quand un chef est abattu, il est remplacé par un autre. La drogue ne cesse d’affluer dans le pays (les USA). Et comme les médicaments y sont chers, les cartels vont proposer des médicaments opioïdes moins chers et donc exploser le marché auprès de tout le monde, y compris ceux qui ont peu d’argent. C’est le retour en force de l’héroïne. Art Keller ne voit plus qu’une solution : s’attaquer à l’argent de la drogue et à son blanchiment.

Don Winslow (pardon, Art Keller) va donc nous montrer avec tout son art et son génie, comment cet argent sale va inonder les marchés, prendre des parts dans des sociétés ou des immeubles sans que cela se voit. Il démonte tous les mécanismes et démontre même comment Donald Trump (pardon, John Dennison) est arrivé à se faire élire à la présidence. Il semble que rien ne puisse arrêter Don Winslow dans sa croisade, et ce roman va tout enfoncer, les portes ouvertes (quand il s’agit d’informations connues) que des portes fermées que l’on espère imaginées par l’auteur.

Ce roman, comme les autres, ne laisse pas de coté la bataille de chefs au Mexique, alternant les points de vue puisque la narration est chronologique. Nous allons donc retrouver quelques événements réels dans ce récit, tel ce massacre d’étudiants se rendant à une manifestation et exécutés sur le bord d’une route. Et comme il faut un gagnant, il y en aura un après de nombreux bains de sang. On y est habitués mais c’est toujours aussi choquant.

Dans ce roman, on aura l’occasion de suivre l’itinéraire de quelques personnages tels Jacqui, une héroïnomane ou bien Nico petit guatémaltèque de 10 ans, obligé de fuir sa ville et de délaisser sa mère pour essayer de survivre aux USA. Ce dernier, personnage phare de ce roman pour moi, montre toute l’hypocrisie du système, qui a créé ces malheureux et arrive au bout du compte à en retirer de l’argent. C’est un parcours réaliste et hallucinant, qui donne envie de hurler.

Pour autant, le roman n’est pas sans espoir : Don Winslow nous offre dans un formidable dernier chapitre des pistes qui peuvent résoudre ce problème de société. Loin de la répression à outrance, il ouvre de nouvelles pistes. Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’il aurait écrit un tel chapitre quand il a commencé cette trilogie. Ce dont je suis sûr, ce que j’ai ressenti, c’est que ce dernier chapitre était personnel, et qu’il justifiait ses romans, sa croisade, ce pour quoi il se bat, à son niveau. Don Winslow a voulu nous ouvrir les yeux, il a créé un plaidoyer unique pour l’humanisme.

A l’instar de ses autres romans, les scènes s’enchaînent à un rythme d’enfer, les personnages sont nombreux et le roman est porté par un style efficace et imagé, agrémenté de dialogues géniaux. L’ensemble est si réaliste, si marquant, qu’on ne peut que se laisser emporter par cet ouragan et tant d’inspiration. Evidemment, je ne peux que vous conseiller de les ces trois romans, si ce n’est déjà fait, car il serait dommage de commencer celui-là et de passer à travers les deux autres monuments qui forment cette trilogie.

Car c’est bien de cela que l’on parle : ces trois romans forment un monument du polar, un monument d’intelligence, un monument de dénonciation contre ce phénomène néfaste. Et cela dépasse le simple cadre du polar : c’est un monument d’humanisme, un monument de sociologie, un monument de littérature. Pour moi, ces trois romans, cette trilogie, ce sont sont des coups de cœur que seul un James Ellroy est capable d’égaler.

COUP DE CŒUR ! COUPS DE CŒUR !

Escalier B, Paris 12 de Pierre Lunère

Editeur : Harper & Collins

En été, certains cherchent de la lecture facile, de quoi se divertir sans se prendre la tête. Ce roman m’est arrivé entre les mains presque par hasard et je l’ai lu au bon moment, c’est-à-dire que je cherchais un livre drôle. Bonne pioche !

Pierre est concierge dans un immeuble du douzième arrondissement de Paris, près du boulevard Soult, qui comporte 2 bâtiments (entendez deux escaliers). Il est affublé d’un Pékinois albinos et vit en colocation avec Danny. En ce dimanche, une personne fait des allers-retours dans l’escalier en jogging et en faisant du bruit. Evidemment, tous les habitants viennent se plaindre auprès de Pierre, d’autant plus qu’après les montées et descentes  d’escaliers s’ajoute un bruit incessant.

Quand il sonne, il se retrouve face à la nouvelle locataire de l’immeuble, Marion-Lara. Il se propose de l’aider à monter ses meubles avant de découvrir qu’elle est lieutenant de police. Comme elle le trouve sympathique, elle lui propose de l’accompagner à un mariage. Mais pendant la fête qui suit la cérémonie, au petit matin, une petite fille a disparu : elle se nomme Myrtille, une nièce de Marion-Lara.

Or Pierre a un don pour arrondir ses fins de mois : il est voyant et tireur de cartes. Il est donc fin observateur, fin psychologue et il entend une petite voix qui lui susurre parfois des mots qui peuvent aider. Il accepte d’aider Marion-Lara et de regarder les photos du mariage, car le couple avait installé un photomaton derrière le château. En regardant les photos de poche, Pierre arrive à donner quelques pistes à Marion-Lara.

Et ce n’est que le début des aventures de nos deux comparses tant ils vont avoir à résoudre un grand nombre de mystères, de la présence de prostituées dans l’immeuble à la disparition de l’une d’elle, d’un envoûtement chinois à la prolifération de tuyaux de plomb, d’un mystérieux suicide à des enlèvements.

Ce roman est foisonnant d’intrigues, aidé en cela par des personnages hauts en couleurs. Entre les femmes qui entourent Pierre, de sa colocataire et l’actrice qui fait tout pour décrocher un rôle, entre les emmerdeurs (Madame Dijoub qui fait signer des pétitions à tout va) à ceux qui veulent faire déguerpir les étrangers, on s’amuse beaucoup.

Et puis, l’écriture, si elle n’est pas extraordinaire, est fluide et drôle. Le ton est virevoltant, pas cynique ou méchant pour un poil, juste distrayant et léger comme il faut. La quatrième de couverture fait un rapprochement avec la saga Malaussène de Daniel Pennac. J’y rajouterai Gilles Legardinier, période Demain j’arrête. Bref, comme je vous l’ai dit plus haut, il ne faut pas chercher dans ce roman un livre inoubliable mais juste une lecture distrayante qui remplit son rôle parfaitement.