Archives du mot-clé James patterson

Copycat de James Patterson et Michael Ledwige (L’Archipel)

Par moments, il fait bon chercher des lectures distrayantes, telles un bon thriller américain. Le dernier (en date) de James Patterson est idéal pour ça : De l’action et un bon scenario.

4ème de couverture :

copycatUne bombe explose dans Grand Central, faisant six morts et des dizaines de blessés. Une autre est retrouvée dans la principale bibliothèque de la ville. Puis c’est au tour du Rockefeller Center d’être la cible d’attentats…

New York est plongée dans la terreur et le chaos. Les autorités de la ville décident alors de faire appel à l’un des meilleurs limiers de la police, le détective Michael Bennett.

Épaulé par Emily Parker, du FBI, Bennett découvre assez vite que ces explosions sont le fait d’un copycat, un tueur qui imite Mad Bomber, un poseur de bombes qui terrorisa New York dans les années 1940.

Puis d’autres crimes sont commis, qui tous reprennent le mode opératoire d’un célèbre serial killer new-yorkais : Son of Sam, le Vampire de Brooklyn…

Derrière l’aspect erratique de ces différents meurtres, Bennett et Parker perçoivent un plan précis, une vengeance. Plusieurs des victimes ont en effet fréquenté, des années auparavant, la même université.

Mais il faut agir vite, le temps est compté…

Mon avis :

Nous allons donc suivre l’enquête de Michael Bennett, sur une bombe retrouvée dans la principale bibliothèque de New York. Alors qu’il est en vacances avec ses dix enfants (adoptés) et leur nounou, il est rappelé d’urgence et va se confronter à un tueur d’un genre particulier.

C’est la troisième enquête de Michael Bennett après Une ombre sur la ville (2008) et Crise d’otages (2010). Et comme cette histoire est racontée à la première personne du singulier par Bennett lui-même, et qu’il a pas mal d’humour, la lecture s’avère agréable. Les chapitres de Bennett sont alternés avec ceux du tueur, ce qui est classique mais permet de faire monter la tension. Et surtout de se demander comment tout cela va finir.

On ne va pas chercher de psychologie profonde, de critique quelconque, ou de personnage inoubliable. L’objectif est de raconter un bon scenario avec beaucoup de vitesse. Les phrases sont courtes, les chapitres de quatre pages maximum, et on tourne les pages, on tourne les pages, on tourne les pages. De temps en temps, on a l’impression qu’il manque une ou deux phrases par ci par là.

Mais le but n’est pas là. Au bout du compte, j’avais envie de divertissement. Eh bien j’ai été servi. J’ai passé un peu plus de quatre heures à lire cette histoire. Et j’en ressors heureux car c’est ce que je cherchais : Un bon thriller rythmé.

Private Los Angeles de James Patterson & Maxine Paetro : (l’Archipel)

Une fois n’est pas coutume, voici une chronique d’un invité, que l’on a déjà vu sur Black Novel. Il s’agit de Ben. Il nous parle de Private Los Angeles de James Patterson et Maxine Paetro. A toi Ben !

Jack Morgan est le Nestor Burma de Los Angeles… Enfin, un Burma au sens américain du terme : Vétéran héroïque de la campagne d’Afghanistan, gentleman séducteur à ses heures perdues, il est à la tête d’une des plus prestigieuses agences de détectives privés du monde.

Dotée d’une équipe d’enquêteurs hors normes et d’équipements dernier cri à faire pâlir d’envie la CIA, «Private» intervient dans les milieux en vue et les hautes sphères du pouvoir.

Alors qu’il est mandaté par les autorités locales pour résoudre une affaire de tueur en série insoluble et chargé par la Ligue de football de faire toute la lumière sur la fraude qui menace de l’entacher, Jack va devoir disculper son meilleur ami, seul suspect du meurtre de son épouse. 

« PRIVATE LOS ANGELES » est ma dernière lecture de cette fin d’année 2011. J’ai passé un bon moment sans pour autant avoir un coup de coeur.

Ce livre ferait un bon script de série TV made in Hollywood, avec le trio gagnant « Action, Violence, Sexe » : 

Comme vous avez pu le deviner à la lecture du premier paragraphe, Jack est l’incarnation du héros américain, un distillat de «Largo Winch», «Lie to me», «Jack Bowers» et j’en passe… 

Son équipe, véritables «Experts à L.A.», compte une galerie de seconds rôles truculents, du professeur Cheerios à la Geek quinquagénaire, en passant par le profiler en jupons et l’ancien barbouze.

L’ensemble, saupoudré d’humour, se lit facilement. Les trois enquêtes s’entremêlent sans temps mort, à travers des chapitres très courts (2-3 pages).

La narration, successivement à la première et troisième personnes, m’a un peu dérouté au départ mais je m’y suis vite fait. Elle permet, en outre, de vraiment se plonger dans la peau de Jack, tout en gardant une certaine neutralité avec les autres protagonistes.

Un bémol cependant concernant le suspense. Bien ménagé au début, il s’étiole à mesure que l’intrigue avance, au point que j’avais fini par deviner certaines situations avant qu’elles ne se déroulent…

En conclusion, un roman policier sympa, que je recommande aux aficionados des séries TVs policières américaines.

La huitième confession de James Patterson (JC.Lattès)

Qui peut dire qu’il ne connaît pas James Patterson ? C’est l’auteur de thrillers le plus vendu au monde. Suite aux films adaptés de son œuvre avec Morgan Freeman dans le rôle d’Alex Cross, j’avais lu les deux livres le collectionneur et le masque de l’araignée. Voici donc le dernier en date : la 8ème confession.

Cindy Thomas tombe par hasard sur un regroupement de SDF : au milieu se trouve le corps d’une personne assassinée. La victime est un prédicateur porteur d’un message d’espoir pour les sans-abri, qui s’appelle Bagman Jesus. Clairement, ce genre de meurtre n’est pas la priorité de la police. Après l’autopsie, il s’avère que l’homme a été battu à mort avant qu’on lui tire cinq balles dans la tête. Cindy Thomas décide de ne pas lâcher l’affaire et va plonger dans le passé de cet homme qui n’est pas le saint que l’on croyait.

De son côté, Lindsay est appelé sur une scène d’un crime. Le couple star de la ville, Isa et Ethan Bailey sont retrouvés morts, allongés dans leur lit. Il n’y a aucune trace de violences, c’est comme s’ils s’étaient endormis pour ne plus se réveiller. Claire, la médecin légiste est bien ennuyée, sur les corps n’apparaissent aucune trace visible de meurtre. Comme la pression des politiques est grande, à défaut, Lindsay veut considérer cette affaire comme un meurtre.

La recette semble tellement facile quand on lit ce livre : vous prenez deux meurtres mystérieux dont l’un n’intéresse personne (Qui peut s’intéresser du meurtre d’un SDF ?) et l’autre qui est exactement l’inverse (le meurtre d’un couple faisant partie des gens les plus riches de San Francisco). Autant le premier nous interpelle par l’identité du mort, autant l’autre apparaît comme le meurtre parfait. Bref, tout est fait pour nous mettre l’eau à la bouche.

La recette du best seller ou du page turner est parfaitement appliquée ici. Il y a peu de descriptions, des chapitres ultra courts donnant une impression de rythme et un style simple donnant la part belle aux dialogues, bien que l’enquête, elle n’avance pas spécialement vite. Cela donne l’impression que ce roman a été écrit comme un scénario, attendant juste qu’un studio s’intéresse au sujet (à moins que ce ne soit déjà fait).

Ce livre a été écrit à quatre mains. En effet les auteurs sont James Patterson et Maxine Paetro. Pourtant, on ne ressent jamais décalage de style, l’ensemble reste uniforme. Seuls les passages avec Lindsay, écrits à la première personne, font ressentir un vécu féminin.

N’ayant pas lu les précédents épisodes du Women Murder Club, je dois dire qu’il m’a été un peu difficile de me retrouver dans la psychologie de nos quatre comparses. Ceci dit, cela se lit vite, bien, comme un livre dont on ne cherche rien d’autre qu’une intrigue solide pour se changer les idées. C’était mon cas, la mission a été accomplie. J’ai passé un bon moment avec cette lecture, même si je n’ai pas l’impression que ce roman constitue le meilleur de James Patterson. Cela en fait une enquête distrayante. Dans le genre, j’ai lu mieux, j’ai lu pire.