Archives du mot-clé La chronique de Benjamin

Private Los Angeles de James Patterson & Maxine Paetro : (l’Archipel)

Une fois n’est pas coutume, voici une chronique d’un invité, que l’on a déjà vu sur Black Novel. Il s’agit de Ben. Il nous parle de Private Los Angeles de James Patterson et Maxine Paetro. A toi Ben !

Jack Morgan est le Nestor Burma de Los Angeles… Enfin, un Burma au sens américain du terme : Vétéran héroïque de la campagne d’Afghanistan, gentleman séducteur à ses heures perdues, il est à la tête d’une des plus prestigieuses agences de détectives privés du monde.

Dotée d’une équipe d’enquêteurs hors normes et d’équipements dernier cri à faire pâlir d’envie la CIA, «Private» intervient dans les milieux en vue et les hautes sphères du pouvoir.

Alors qu’il est mandaté par les autorités locales pour résoudre une affaire de tueur en série insoluble et chargé par la Ligue de football de faire toute la lumière sur la fraude qui menace de l’entacher, Jack va devoir disculper son meilleur ami, seul suspect du meurtre de son épouse. 

« PRIVATE LOS ANGELES » est ma dernière lecture de cette fin d’année 2011. J’ai passé un bon moment sans pour autant avoir un coup de coeur.

Ce livre ferait un bon script de série TV made in Hollywood, avec le trio gagnant « Action, Violence, Sexe » : 

Comme vous avez pu le deviner à la lecture du premier paragraphe, Jack est l’incarnation du héros américain, un distillat de «Largo Winch», «Lie to me», «Jack Bowers» et j’en passe… 

Son équipe, véritables «Experts à L.A.», compte une galerie de seconds rôles truculents, du professeur Cheerios à la Geek quinquagénaire, en passant par le profiler en jupons et l’ancien barbouze.

L’ensemble, saupoudré d’humour, se lit facilement. Les trois enquêtes s’entremêlent sans temps mort, à travers des chapitres très courts (2-3 pages).

La narration, successivement à la première et troisième personnes, m’a un peu dérouté au départ mais je m’y suis vite fait. Elle permet, en outre, de vraiment se plonger dans la peau de Jack, tout en gardant une certaine neutralité avec les autres protagonistes.

Un bémol cependant concernant le suspense. Bien ménagé au début, il s’étiole à mesure que l’intrigue avance, au point que j’avais fini par deviner certaines situations avant qu’elles ne se déroulent…

En conclusion, un roman policier sympa, que je recommande aux aficionados des séries TVs policières américaines.

Le fruit de nos entrailles de Jean Yves Martinez (Editions des équateurs)

Comme l’année dernière, Black Novel va accueillir des invités qui vont parler polar. C’est Benjamin qui ouvre le bal pour un roman français : Voici donc son avis sur Le fruit de nos entrailles de Jean Yves Martinez :

C’était la correction de trop. Trop de violence, de souffrance, d’humiliation… Nadja, jeune prostituée maghrébine au bout du rouleau, avait décidé de raccrocher.

Mais arrêter le calvaire dans la profession, ça sous-entendait livrer son souteneur. Et dans le Milieu marseillais, le statut de balance était fortement déconseillé pour qui voulait profiter durablement de sa retraite!

L’inspecteur Chavez en avait parfaitement conscience lorsqu’il lui avait mis le marché en main. Mais c’était l’occasion inespérée de régler ses comptes avec cette ordure de «Corse» et en pareille affaire, il ne pouvait être question de sentiments.

Avec les informations qu’elle lui avait fournies, Chavez n’allait faire qu’une bouchée du Corse. Tout allait rentrer dans l’ordre, Nadja n’avait qu’à partir.

A moins que tout ne se mette à foirer, que son proxénète ne soit pas arrêté et qu’il se lance à sa poursuite pour protéger des activités bien plus sombres que la prostitution…

Le fruit de nos entrailles est un petit bijou policier sur fond de cité phocéenne. Les personnages sont bien dessinés, l’intrigue est menée tambour battant. L’ambiance qui s’en dégage, le style direct et efficace ainsi que les expressions utilisés par l’auteur, tout respire le vrai! J’ai adoré ce roman et je le recommande à toutes les personnes amatrices du genre. Bonne lecture!

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Cela s’appelle Le fruit de nos entrailles de Jean Yves Martinez.