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Venture de Philippe Paternolli

Editeur : Editions du Caïman

Ce roman constitue une belle découverte en ce qui me concerne et ce n’est qu’après avoir tourné les premières pages que je me suis aperçu qu’il s’agissait déjà du septième roman mettant en scène Vincent Erno, membre d’un groupe de barbouzes dirigé directement par le premier ministre. Comment ai-je pu passer au travers de ce cycle ? Toujours est-il que je n’ai ressenti aucune gêne en n’ayant lu aucune des aventures précédentes, ce qui est très bon signe.

L’ambiance bat son plein au Stade Vélodrome pour le « Classico » français, opposant L’olympique de Marseille au Paris Saint-Germain. Pour l’occasion, le gouvernement s’est déplacé, si ce n’est en nombre, au moins en importance : Deux hommes du gouvernement Fréville se sont déplacés, Xavier Bréhémont le premier ministre et Laurent Chazelet le ministre de l’intérieur.

Juste avant le coup d’envoi, deux hommes pénètrent sur la pelouse. L’un d’entre eux chipe la balle et va marquer un but au gardien parisien pendant que le deuxième filme tout sur son portable. La foule en liesse les encense, pendant que les deux hommes du gouvernement révisent leur discours de fin de match, qui ont été écrit à l’avance. Chacun a prévu un message différent en fonction du futur score. Soudain, la tribune présidentielle explose.

Heureusement, les deux hommes politiques s’en sortent indemnes. Le premier ministre convoque Vincent Erno, qui a démissionné du Cube, cette cellule secrète dirigé par Xavier Bréhémont. On lui donne tous les pouvoirs, bénéficiera d’un contrat spécial et devra faire le jour sur cette tentative d’attentat, avec la DCRI dirigée Par Laurent Chazelet. Vincent Erno va devoir démêler le vrai du faux qui se cache dans ce panier de crabes, d’autant plus que le président Fréville a annoncé ne pas vouloir se représenter, laissant la place à ses deux dauphins.

Comme je le disais, je suis rentré dans ce roman sans aucune gêne, malgré le fait que cela constitue le septième tome des enquêtes de Vincent Erno (et le dernier, nous dit l’auteur en fin de volume). Et a situation, pour compliquée qu’elle puisse paraitre, s’avère remarquablement bien expliquée pour qu’elle nous devienne limpide. Voilà déjà une des grandes qualités de ce roman.

Le scénario va comporter beaucoup de fausses pistes et nous mène en bourrique un peu à la façon de ceux de Mission Impossible. Par contre, s’il y a quelques scènes d’action, ce n’est pas le but de l’auteur. Philippe Paternolli nous concocte plutôt une enquête classique qui va petit à petit devenir un roman intime quand Vincent Erno va être obligé de se planquer chez une projectionniste de cinéma.

Et dans ce moment-là, on apprécie à sa juste valeur la fluidité du style de l’auteur et sa faculté à être aussi à l’aise dans les scènes d’enquête que dans les scènes intimes. A tel point, qu’on est triste de laisser les personnages de ce livre et qu’on a pris du plaisir à fréquenter Vincent et Raphaëlle. En ce qui me concerne, ce roman est une très bonne découverte, une belle réussite, alors n’hésitez pas !

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