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Tapas nocturnes de Marc Fernandez

Editeur : Livre de Poche

Mon Dieu, que j’ai eu du mal à trouver ce roman, prequel de la trilogie Diego Martin. Comme j’avais beaucoup aimé les trois tomes des enquêtes de notre journaliste espagnol, je ne pouvais passer au travers. Et ayant rencontré l’auteur au salon du livre de Paris, je savais à quoi m’attendre.

Alors qu’elle faisait des recherches pour sa thèse à la bibliothèque du droit pénal de l’université autonome de Madrid, Carolina tombait sur Diego Martin qui l’invitait à prendre un verre. Outre qu’ils ont des gouts communs, le coup de foudre fut immédiat. Rapidement, ils vivèrent ensemble, Carolina sait que le métier de journaliste à Radio Uno est exigent et qu’il voyage souvent. Son interview du chef des FARCs a d’ailleurs eu un grand retentissement.

Sauf que ce matin, elle entend sur son répondeur téléphonique un grand nombre de menaces de mort. Elle se rend au rendez-vous de sleur amie commune Ana, ex-escort girl devenue détective privée. En sortant, elle est surprise par une moto qui roule sur le trottoir, et qui se dirige vers elle. Le conducteur s’arr^te à coté d’elle, et le passager lui tire une balle dans la tête sans sommation.

Quatre jours plus tôt, Diego s’installe dans son siège pour décoller en direction du Mexique. Son ami Miguel lui a arrangé un rendez vous avec un des plus hauts responsables du cartel de drogue de Juarez, La Frontera. Attendu à son hôtel, Miguel lui a arrangé un rendez-vous avec le numéro deux de l’organisation, Ernesto Ochoa. L’interview va être musclée, Diego se montrer provocateur, peut-être trop.

Comme l’annonce Marc Fernandez dans l’avant propos, ce prequel a été écrit en forme d’au revoir à son héros. Les fans du journaliste vont se jeter sur cette novella d’à peine 150 pages, et comprendre les relations du clan Diego Martin, et ce qui va forger leurs liens si forts. Pour les autres, je leur conseille plutôt de commencer par la trilogie.

Car ce court roman ne comporte pas de suspense, et l’émotion se limite à l’assassinat de Carolina. Il y aurait peut-être eu la place à en faire un roman à part entière, à développer les relations entre Diego et Carolina, à décrire le Mexique et les scènes de guerre urbaine, à étoffer les méandres de l’enquête. Il n’en reste pas moins que l’on est triste d’abandonner Diego, Ana, et le juge Ponce.

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