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Droit dans le mur de Nick Gardel

Editeur : Éditions du Caïman

Après la lecture de Fourbi étourdi, je savais à quoi m’attendre avec le dernier roman en date de Nick Gardel, à savoir un roman humoristique. Là où Fourbi étourdi frisait avec le burlesque, nous sommes ici plus dans la dérision.

« Qu’est-ce que ça peut être chiant, de repeindre ses volets ! Tout d’abord, on passe une éternité à poncer, dans des endroits impossibles à atteindre ; ensuite, il faut peindre délicatement … et plusieurs couches en plus ! » C’est en gros, ce que pense Michel Marchandeau, ancien agent de sécurité aujourd’hui à la retraite quand il attaque son chantier.

Sa femme étant décédée quelques années auparavant, il occupe son temps à faire du bricolage et rendre visite à ses voisins. Parmi eux, Monique Godevin est une vielle dame toujours de mauvaise humeur ; David Waters lui est un Anglais qui préfère de loin le charme et la tranquillité de l’Alsace à son Angleterre natale, d’autant plus qu’il est persuadé qu’un trésor se cache dans sa propriété. Et puis, heureusement qu’il y a le Saloon, le bar du coin où on peut se rafraîchir le gosier avec son ami Martial.

La tranquillité est vite remise en question avec l’installation d’une secte du nom de la congrégation du Vif-Argent. Un gourou se dit venu d’une autre planète et encourage ses ouailles à participer à des orgies. La secte veut se développer et racheter de nombreux terrains, et c’est pour cela qu’ils négocient la propriété de la mère Godevin. Elle les envoie paître … mais quelques jours plus tard, celle-ci est retrouvée morte dans son poulailler.

Une nouvelle fois, on a affaire à une belle galerie de personnages, avec des caractères bien trempés. Cela nous donne un roman vif, avec deux narrations différentes : celle liée à la secte à la troisième personne et celle liée à Marchandeau à la première personne. Le ton y est résolument humoristique, plein de dérision. Je donnerais une mention particulière au gendarme Jules Lenoski que tout le monde prend pour un imbécile.

Si l’intrigue se déroule à peu près comme on peut l’imaginer, et donc il ne faut pas attendre beaucoup de surprises de ce coté là, on retrouve dans ce roman un grand nombre de péripéties et des dialogues très drôles. C’est un donc un polar fort divertissant et très agréable à lire que nous propose à nouveau Nick Gardel.

Ne ratez pas l’avis de Claude

Je vis, je meurs de Philippe Hauret

Editeur : Jigal

Nouveau roman, nouvel auteur chez JIgal. C’est un roman plutôt court auquel on a droit, avec une façon de mener l’intrigue qui rappelle les polars des années 80.

Franck est flic. Avec son partenaire, ils font la planque devant les barres de la cité, puisqu’on leur a demandé de trouver le chef du trafic de drogue. Et toute la journée à attendre dans la voiture, ce n’est pas drôle. Alors le soir, Franck se fait chier et va jouer dans des tripots. Sauf qu’il n’est pas doué et qu’il joue à crédit de l’argent, beaucoup d’argent qu’il n’a pas.

Serge est retraité depuis peu. Depuis la mort de sa femme, il passe le temps comme il peut, son temps comme il veut. Le soir, il traîne au bar du coin. La serveuse a le malheur de lui faire un sourire en lui servant sa boisson. Et voilà Serge avec 20 ans de moins, qui s’imagine amoureux, parce que le rose de l’amour, c’est moins triste que le noir de la déprime.

José est un petit dealer, et mène bien son affaire avec son frère Carlos. Il vit avec Janis et a parfois des accès de rage, qui font qu’il la tape … Le trafic est sous surveillance par Franck et Remi justement.

Un jour comme un autre. Serge s’accoude au bar et demande sa boisson … quand il remarque un coquard qui orne l’œil de Janis. Son sang ne fait qu’un tour, et il lui propose de l’emmener, et de jouer les chevaliers servants de la princesse. Sauf que l’on n’est pas dans un conte de fées mais dans la vraie vie …

Des polars avec un flic et un truand (ou plusieurs), on connait.

Des polars avec des personnages ordinaires, pris dans une guerre trop grande pour eux, on connait aussi.

Une belle femme, presque fatale, placée au milieu du carnage, c’est du classique.

On prend tous les ingrédients et on mélange au mixer, et cela donne Je vis, je meurs. Si il faut bien s’avouer que ce polar ne va pas réinventer les codes du genre, il faut bien s’avouer que pour un premier roman, l’intrigue est bien menée, et implacablement réalisée.

Vous l’aurez compris, on va suivre les personnages les uns après les autres, jusqu’à la confrontation ultime, qui aboutira bien entendu au drame.

C’est aussi et surtout des destinées de petites gens qui ont des rêves trop grands, l’un se rêvant Al Pacino, l’autre super flic et le troisième jeune bellâtre capable d’emballer une belle jeune fille.

Voilà un roman qui donne envie de lire le prochain de l’auteur, et qui, avec des scènes plus marquées et plus marquantes, avec un peu moins de retenue dans le style, aurait pu devenir un roman culte.

Une contrée paisible et froide et Clayton Lindemuth (Seuil)

Attention, accrochez-vous ! Car ce roman que l’on pourrait qualifier de rural est en fait un sacré roman noir comme savent nous les offrir les Américains. Ils ont en effet pour eux les grands espaces, ces petites bourgades perdues au fin fond de nulle part, et ce système juridique qui permet aux sheriffs d’être élus et ensuite, de pouvoir faire ce qu’ils veulent, étant des sortes de rois dans leur petit royaume. Poussant à l’extrême sans jamais tomber dans la caricature, Clayton nous donne un roman à la tension incroyable.

Avant de parler du sujet du roman et des premières pages, il faut juste que je vous prévienne d’un aspect du livre qui m’a désarçonné au début. Ce livre est un roman choral, ou du moins un roman à plusieurs voix. En effet, chaque chapitre montre un personnage ou plusieurs. Pour autant, il n’y a pas d’indication ni en tête de chapitre, ni dans la narration, ce qui fait qu’au début de la lecture, il faut accepter ce fonctionnement. Pour autant, ce n’est pas un roman choral puisque l’écriture n’est pas à la première personne pour tout le monde. Par contre, elle l’est pour les deux personnages principaux …

L’action se situe dans Wyoming, dans un village perdu au fin fond de la campagne. Le village s’appelle Bittersmith, du nom de son créateur. Aujourd’hui, le sheriff se nomme aussi Bittesmith. C’est son arrière grand père qui a créé le village et depuis, dans la famille, on est sheriff de grand-père en père en fils. Bittersmith a maintenant 72 ans. Les conseillers municipaux ont décidé de ne pas renouveler son mandat. Ils ont osé le virer comme un malpropre ! Lui qui a donné sa vie pour ce village ! Il lui reste donc une journée de travail, demain il deviendra un citoyen comme un autre … sauf que cela fait 40 ans qu’il n’est pas un citoyen comme les autres.

C’est une sale journée, la tempête de neige menace, le temps aussi a décidé de pourrir la vie de Bittersmith. Quand Fay Haudesert appelle au bureau pour signaler la mort de son mari, le sheriff décide d’aller voir sur place, et rejoint la ferme qui est isolée à la sortie du village. Son mari Burt a été assassiné, une fourche est plantée dans son cou. Pour sur, l’assassin se nomme Gale G’Wain, un jeune issu de l’orphelinat que la famille a recueilli. D’ailleurs, Il a du prendre en otage Gwen, la fille Haudesert de 16 ans, puisqu’elle a disparu.

C’est donc une course poursuite qui s’engage dans cette contrée perdue, recroquevillée sur elle-même, une course poursuite sous haute tension. Car en donnant le point de vue de chacun eu fur et à mesure que l’action avance, cela instaure une incertitude sur ce qui se passe pour les autres personnages. Et comme nous sommes face à un drame, avec des personnages hors de tout contrôle, on est pendant toute la lecture sur le qui-vive.

Car cette histoire est étayée par de sacrés personnages. Ils sont bien une dizaine, et chacun à sa façon est marquant, difficile à oublier, même si Bittersmith et Gale tiennent le haut du pavé. D’autant plus que d’une situation simple, Clayton Lindemuth va la compliquer en faisant entrer en jeu une sorte de société parallèle telle que le Klu Klux Klan qui domine la gestion du village. Gale va donc se retrouver avec les flics, les frères de Gwen, cette pseudo-secte et le sheriff aux trousses …

Si tout cela va déboucher sur un final de haute volée, qui va s’étaler sur plus de 100 pages, c’est aussi et surtout le style qui retient l’attention. On est sur un sujet bien noir, avec des personnages clairs dans leurs motivations et le style en est tout simplement brillant. De la beauté des paysages aux dialogues excellents, j’ai eu l’impression que tout le roman page par page est juste inoubliable. On ne peut que louer le talent de cet auteur, dans ce premier roman à nous raconter cette histoire avec des personnages tous plus horribles les uns que les autres. Nom de Dieu ! on dit que la nature est sans pitié ! Mais ce n’est rien comparé aux hommes quand ils sont des bêtes.

Ce roman est tout simplement incroyable, d’une force rare, d’une noirceur éclatante.

Ne ratez pas les avis des amis Claude et Petite Souris

Ne reste que la violence de Malcolm MacKay (Liana Levi)

C’est avec une grande tristesse que je vous annonce la fin de la trilogie de Glasgow de Malcolm MacKay. Car, au travers de son épopée sur les clans mafieux, il parvenait à nous démontrer de façon très originale comment créer une œuvre qui mérite de figurer aux cotés des grandes tragédies intemporelles. Ce dernier tome de la trilogie, après Il faut tuer Lewis Winter et Comment tirer sa révérence, se nomme Ne reste que la violence.

A Glasgow, de nos jours, le commerce du crime est partagé entre Jamieson et MacArthur. La trilogie s’ouvrait avec l’apparition d’un troisième larron, plus jeune, qui voulait sa part du gâteau. Shug, accompagné de son bras droit Fizzy, a essayé de gratter des parts de marché. Mais ce n’est pas facile quand on a affaire avec de grands stratèges.

Ce troisième tome s’ouvre sur Richard Hardy, le comptable de Shug. Un policier vient le convoquer pour un interrogatoire. Il faut dire qu’il est le comptable de Shug. En fait d’interrogatoire, il s’agit d’une exécution en bonne et due forme. C’est Calum, le tueur de Jamieson qui s’en occupe. Comme d’habitude, avec la précision qui le caractérise, il tue le comptable, ainsi que Kenny, qui l’accompagnait, et qui est chauffeur pour Jamieson. Kenny est en effet soupçonné d’être une balance.

C’est décidé, ce meurtre sera le dernier de Calum, le dernier avant sa retraite. Il avait déjà demandé à Jamieson de lui permettre de se retirer. Devant le refus, il a tout préparé : Comment s’absenter une semaine, comment récupérer un passeport, comment s’offrir une nouvelle identité, comment s’envoler vers une nouvelle destination. Pour cela, il va demander l’aide de son frère, William …

J’avais déjà dit tout le bien de Malcolm MacKay, de son style coup de poing, fait de phrases courtes, centrées sur tous les petits gestes, tous les petits détails, car ces gens là ne doivent rien oublier. J’avais déjà parlé de cette façon de montrer des truands qui agissent comme tout un chacun, quand nous allons au travail. J’avais été enthousiasmé par cette description de ce petit microcosme, de ce petit monde où tout le monde se connait, où tout le monde sait tout sur tous. Eh bien, ce dernier tome est pareil pour toutes ses qualités, en allant encore plus loin, en faisant plus fort.

Car dans ce roman, Malcolm MacKay av plus loin dans l’analyse stratégique de la situation. Il fait un parallèle très clair entre le monde de la pègre et celui du travail. Outre que les tueurs agissent comme des gens qui vont au boulot, il détaille les réactions de chacun (avec toujours autant d’efficacité) face à un nouvel événement. Par exemple, après le meurtre de Hardy, chaque camp va interpréter la disparition du comptable, de Shug à la police. Et ce roman va apparaitre comme un véritable jeu d’échec où chacun avance ses pions, où chacun essaie de comprendre la stratégie de l’autre avant d’établir la sienne. Passionnant !

C’est aussi le volume le plus noir de la trilogie, surtout au travers de Calum. Alors qu’il a décidé d’impliquer son frère pour disparaitre, il a une démarche très personnelle, très égoiste, il a tout prévu pour que cela se passe sans encombre. Mais dans ce monde où tout se sait, où tout se devine, Les drames ne sont jamais loin. Sans en faire trop, sans montrer la moindre émotion, Malcolm MacKay nous assène les coups durs comme autant de coups de poing, et on finit par jeter l’éponge devant une intrigue aussi implacable et bien menée. Indéniablement, l’auteur avait prévu de finir en fanfare et la fin, que l’on aurait pu deviner, s’avère étonnante et surtout noire, très noire. Chapeau !

N’hésitez pas à consulter les avis de Yan, Jacques et Jean Marc.

Oldies : Noel au chaud de Georges Jean Arnaud (Plon-Noir Rétro)

Voici donc le premier billet de cette nouvelle rubrique Oldies, où je vais découvrir d’anciens romans. C’est une façon aussi de fouiller dans la malle de l’histoire du polar, et de remettre en lumière des romans que l’on a tendance à oublier avec les sommes de nouveautés qui sortent chaque année.

Le premier auteur que je vous propose de découvrir est Georges Jean Arnaud, un auteur très prolifique, puisqu’il a écrit sous son propre nom et sous des pseudonymes plus de 400 romans. né le 3 juillet 1928 à Saint-Gilles-du-Gard, et est l’auteur de La compagnie des glaces, d’une centaine de polars et de romans d’espionnage ainsi que de quelques dizaines de romans érotiques. Il a reçu de nombreux prix littéraires depuis ses débuts dont :
le prix du Quai des Orfèvres 1952 pour Ne tirez pas sur l’inspecteur

la Palme d’Or du roman d’espionnage 1966 pour Les égarés

le prix Mystère de la critique 1977 pour Enfantasme

le prix Apollo 1988 pour La Compagnie des glaces

le prix RTL grand public 1988 pour Les moulins à nuages (Source Wikipedia)

Noel au chaud, paru initialement au Fleuve Noir dans la collection Spécial Police, a été réédité en 2010 chez Plon dans la regrettée collection Noir Rétro. Voici le sujet de ce polar passionnant par la description d’un petit village provençal.

Région de Toulon. Raymonde Mallet, veuve de 76 ans, vit seule dans une grande maison. Tout le village a les yeux braqués sur elle et aimerait bien qu’elle vende sa propriété pour que le gigantesque projet immobilier voit le jour. Entre sa voisine et amie Augusta Pesenti, qui se montre envahissante et Mme Hauser l’assistante sociale qui veut l’envoyer trois semaines en vacances dans une résidence de personnes âgées, Mme Mallet tient bon envers et contre tous.

La solution serait de louer un grand garage situé à droite du parc au fils de Augusta, Laurent, qui va perdre son emploi de mécanicien automobile et de loger toute la famille Pesenti. Ainsi, elle ne serait plus seule et pourrait rester chez elle. Le seul inconvénient serait la cohabitation avec ses voisins et en particulier la petite Léonie. Mais les choses ne vont pas exactement se passer comme Raymonde l’avait prévu.

C’est un sacré portrait de mamie (même si elle n’a jamais eu d’enfants) auquel on a droit ici, une mamie déterminée, butée et imaginative, prête à tout pour arriver à ses fins, à savoir rester dans sa maison. Elle va utiliser son entourage, manipuler ses voisins pour résister au harcèlement venant des autres, avides d’argent, pressés de faire bâtir le nouveau complexe immobilier qui rapportera tant d’argent au maire et toute sa clique.

Sans jamais juger ni les uns ni les autres, en se contentant de décrire les actes des personnages et en les agrémentant de dialogues savoureux, GJ. Arnaud construit son intrigue avec beaucoup d’ingéniosité, et sans que le lecteur n’ait la moindre idée du dénouement qu’il nous réserve. Et si le style est bien loin de ce que l’on trouve actuellement, le plaisir de la lecture, quand on se fait mener par le bout du nez, est là.

Du duel par dialogues interposés avec Augusta, de la résistance envers l’assistante sociale, des tentatives de séduction pour attirer la petite Léonie, de l’ambiance des petits villages où tout se sait, où tout se raconte, ce roman, qui est à classer dans les très bons polars français, vous fera passer un excellent moment et il serait dommage de le négliger. D’ailleurs, je compte sur les érudits du polar pour m’indiquer les meilleurs polars de GJ.Arnaud. Si ce n’est pas un appel du pied …

Dans l’œil du gabian de Françoise Laurent (Krakoen)

Après Le crépuscule des gueux de Hervé Sard et Amères Thunes de Zolma, voici l’une des nouveautés Krakoen de 2012. Cela s’appelle Dans l’œil du gabian, c’est signé Françoise Laurent, et c’est un polar humoristique très distrayant.

Week-end de Pâques 2010. Gégé est un joyeux retraité d’une soixantaine d’années qui va quitter Nice pour rejoindre Le Grau du Roi pour aider son fils Arthur et sa belle fille Capucine à s’occuper de leurs triplés. Les journées sont bien occupées entre les biberons, les siestes, les couches à changer. D’ailleurs, ce week-end, la famille et les amis sont réunis pour le repas pascal, autour d’un bon barbecue et de bonnes bouteilles.

Le soleil tape, les gabians lorgnent la nourriture, et l’un d’entre eux laisse tomber en plein milieu de la table du repas une oreille humaine sectionnée. Elle semble fraîche, et comporte deux anneaux bien particuliers que l’on trouve aux Etats-Unis. Tout de suite, Jessica, une photographe, reconnaît les boucles d’oreilles de Denis, membre d’une association qui a pour but de protéger les mouettes.

Annabelle, l’amie de Denis et Jean Baptiste, un professeur de l’éducation nationale sanctionné pour avoir giflé un de ses élèves, complètent la petite bande de joyeux drilles. Ils vont en parallèle de la gendarmerie, suivre l’enquête et compter les corps qui vont s’amonceler.

Le narrateur Gégé va nous narrer cette intrigue avec tout l’humour et le détachement qui fait que l’on va déguster cette histoire avec délectation. Ce n’est donc pas une intrigue à proprement parler, mais une chronique entre amis qui, à coup de curiosités ou d’informations va créer de petits rebondissements, gentiment décrit avec tout le détachement cynique d’un retraité à l’humour noir débridé.

C’est une sacrée bande de joyeux personnages, décrits soit avec tendresse, soit avec amour, soit avec méchanceté, par notre Gégé national. Ses remarques sont toujours acerbes, bien trouvées, et le mérite de Françoise Laurent, c’est d’avoir tenu le rythme d’un bout à l’autre du livre. Le compliment que je ferai, c’est que Gégé mérite de monter sur le podium aux cotés de Mémé Cornemuse (l’héroïne de Nadine Monfils).

Si vous cherchez un roman distrayant, décrit par un retraité un peu trop curieux, avec des personnages de gendarmes qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à Laurel et Hardy qui vont et qui viennent, des pistes qui deviennent de plus en plus nombreuses, bref un bon polar divertissant, alors ce livre est pour vous.

Les avis de l’Oncle Paul et Jean Marc