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Opération Requiem de Stanislas Petroski

Editeur : French Pulp

Requiem est de retour et ça fait du bien ! C’est déjà sa cinquième aventure après Je m’appelle Requiem et je t’…, Dieu pardonne, lui pas, Le Diable s’habille en licorne et Requiem pour un fou. Je suis fan, définitivement fan et ce n’est pas ce cinquième tome qui va me faire changer d’avis.

Au début de ce roman, Requiem est sur un bateau, à bord du Sea Shepherd de Paul Watson. Paul Watson, c’est un corsaire moderne, un personnage réel, qui existe vraiment, (si,si) puisqu’il n’ hésite pas à saborder les salauds de braconniers (excusez-moi, je ne trouve pas d’autres mots) qui abattent pour leur plaisir les espèces animales maritimes pour leur plaisir. Vous l’aurez compris, ce roman va parler de protection d’espèces protégées.

Mais comment en est-il arrivé là ? Quelques semaines auparavant, Requiem est appelé dans la somptueuse demeure de Charles-Nicolas de Saint-Bousiers (Celui-là n’existe pas vraiment mais il doit bien exister de par le monde des salauds (Re-désolé) comme lui) pour confesser sur son lit de mort la mère de l’homme en question. Il est conduit par la bonne, une douce Maria, habillée comme d’antan avec la jupe noire et le cordage blanc … Bref !

En fait de lit de mort, Requiem se rend vite compte que la vieille simule et en guise de confession, elle lui offre une demande de service en échange d’un don fabuleux pour le denier du culte. Le service en question consiste à empêcher son fils de nuire, en l’empêchant d’organiser des safaris de chasse mortelle au Kenya. Il n’en faut pas plus pour que Requiem s’engage dans cette lutte contre le braconnage.

Malgré le sujet grave et sérieux, Stanislas Petroski prend le parti d’utiliser l’humour pour en parler. Et en termes d’humour, on est du coté de Frédéric Dard ou de Nadine Monfils. Stanislas Petroski fait preuve d’ailleurs d’une surprenante imagination pour se moquer des gens ou des situations et cela donne un éclat de rire garanti à chaque page. C’est aussi une excellente façon de passer des messages.

Je ne vais pas insister sur l’importance du sujet, ni du fait qu’il faudrait qu’on arrête un jour de fermer les yeux sur ces salauds, pardon connards (j’en profite pour m’excuser de ce nouveau mot grossier) qui parce qu’ils ont de l’argent, s’arroge le droit de massacrer des animaux en voie de disparition, tout ça pour pouvoir exhiber en société une photo ou une tête empaillée.

Comme les précédents, et peut-être encore plus dans celui-là, le scénario est en béton et nous fait voyager sur deux continents (Afrique et Asie). Le but n’étant pas de faire des descriptions des lieux, il ne faut pas s’attendre à être un dépaysement de folie. En échange, on a droit à de formidables scènes et dialogues irrésistibles de drôlerie. Et puis, chaque tête de chapitre porte le nom d’une race d’animal qui va s’éteindre, avec les raisons futiles associées et là, on se dit qu’on l’a bel et bien perdue, la tête.

Opération Requiem, c’est un excellent opus de Stanislas Petroski. Je me demande encore pourquoi on n’a pas proposé un poste de ministre à Stanislas Petroski !