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Chronique virtuelle : On ne joue plus depuis longtemps de Karine Gehin (Storylab)

Décidément, Storylab fait un travail de qualité, en dénichant des auteurs qui savent nous fournir un divertissement de qualité, en format numérique. Ce roman encore une fois est une vraie réussite.

Quatrième de couverture :

Dans une rue cossue de la banlieue parisienne, un riche industriel est retrouvé mort devant son bureau, une balle en pleine tête. En charge de l’enquête, la dingue et le breton – comprenez Valentine Dulac, physique de mannequin et gouaille de camionneur, et Yann Kervalec, gueule de catcheur et cœur de midinette. Le duo découvre que, la veille, une jeune femme à la beauté troublante a rendu visite à la victime. Impossible, pourtant, de mettre la main sur elle… L’enquête les conduira au cœur d’une affaire sordide.

L’auteur :

Si elle était née dans le sud de la France, elle aurait passé tout son temps libre au bord de la plage, aurait entretenu son magnifique bronzage et n’aurait peut-être jamais commencé à écrire. Mais elle est née en Lorraine. Et en Lorraine, trois cents jours par an, ça caille.

C’est donc bien au chaud chez elle qu’armée de sa seule imagination, elle a commencé petite fille à écrire des poèmes sur son papier à lettres violet puis, adulte, des histoires dramatiques, drôles, érotiques sur son ordinateur, violet aussi.

Elle écrit à l’instinct, dans différents styles, car elle aime la diversité. Vous la lirez ici dans un style, ailleurs dans un autre. Et ça, ça lui plait !

Mon avis :

Si vous cherchez un roman policier à lire en une heure environ sur votre liseuse, ne cherchez plus. Vous allez trouver dans ce roman un couple de policier bien campé, entre Valentine qui n’a pas la langue dans sa poche et qui va nous narrer cette enquête avec une gouaille bienvenue, et Yann son équipier homosexuel de son état et qui réfléchit la tête sur son bureau comme s’il dormait.

Vous n’y trouverez pas de descriptions à n’en plus finir, juste quelques lignes pour présenter le contexte, le décor ou même la psychologie des personnages. En termes d’efficacité, c’est redoutablement bien fait. En plus, la franchise de Valentine fait que l’on sourit souvent et que, quand on a finit la dernière ligne, on apprend qu’il y aura une suite. Et la première chose que je me suis dite, c’est : chouette !

Vous trouverez tous les détails pour vous procurer ce roman ici : http://www.storylab.fr/Collections/One-Shot/On-ne-joue-plus-depuis-longtemps

Chronique virtuelle : Chiennes fidèles de Williams Exbrayat (Storylab)

C’est un premier roman, donc ça m’intéresse. Voici donc le polar de William Exbrayat, au nom connu et dont il va falloir retenir le prénom à présent. Chiennes fidèles nous propose un pur divertissement au programme.

L’auteur :

Williams est né en 1975, dans le 26. Il passe une enfance tranquille dans le 07, puis fait des études en Histoire, dans le 38. Après un rapide séjour dans le 64, il s’installe dans le 31, où il officie comme dompteur de livres, en milieu scientifique. Outre un goût immodéré pour les numéros de département, il écrit aussi des histoires à usage récréatif.

Quatrième de couverture :

Ex-flic à la morale discutable et aux pratiques expéditives, Maddog est devenu détective privé. Il lui arrive même de s’offrir quelques à-côtés juteux à la limite de la légalité.

Sa principale faiblesse : son goût pour les femmes. Lorsque la vénéneuse Dora le plaque, il se rend compte que sa dernière combine était peut-être celle de trop…

Chiennes fidèles, polar efficace et à l’humour caustique, est le premier livre de Williams Exbrayat.

Mon avis :

Maddog tient une agence de détectives privés (Flair Investigations) avec son pote Danny. Il est amoureux d’une femme trop belle pour lui. Sauf qu’elle a disparu avec ses affaires mais aussi avec l’urne funéraire de sa chienne Sally. Ce ne serait pas grave s’il n’y avait à l’intérieur de ladite urne une carte électronique comportant des documents lui servant à faire un chantage auprès d’un personnage douteux et dangereux. Et voilà notre Maddog prêt à partir à la recherche de son urne.

Le fait que j’accroche ou non à un polar est surtout lié aux premières phrases et à la

Personnalité des personnages. Et dès que l’on commence Chiennes fidèles, le ton est vif, rapide et humoristique. On ne se prend pas au sérieux et comme le roman est court, cela va vite, très vite. C’est aussi le but de la maison d’édition Storylab qui propose des romans courts pouvant se lire en une heure maximum.

Alors ça va vite, très vite et l’humour y est pour beaucoup dans le plaisir que l’on ressent à la lecture. D’ailleurs, j’y ai retrouvé toute la joie que j’avais éprouvée avec les romans d’Olivier Gay. Ce roman est donc du pur divertissement, c’est bien écrit, bien fait, et on s’amuse beaucoup, de quoi passer un très bon moment. On se dit juste à la fin, que l’on attend quelque chose de plus long, de plus consistant mais on attend la suite avec impatience.

Vous trouverez les informations qu’il vous faut sur ce roman à 2,90€ ici

Chronique virtuelle : Zeus de Sébastien Gendron (Storylab)

Voici une nouvelle chronique virtuelle, c’est-à-dire une lecture de e-book. Cette fois, il s’agit d’une nouvelle, éditée par Storylab, d’un auteur dont l’univers est résolument délirant. Il s’agit de Sébastien Gendron, et ceux qui n’ont pas lu Le tri sélectif des ordures ont intérêt à se le procurer de suite. Dans Zeus, nous sommes plutôt dans le registre polar plus classique.

La biographie de l’auteur, rédigée par lui-même (il me semble), ne manque pas d’humour : La naissance de Sébastien Gendron advient seulement quatre-vingt dix jours après la mort de François Mauriac, et à peine vingt après celle du Général de Gaulle. Ses parents en sont si troublés qu’ils hésitent longuement sur le prénom : sera-ce François ou Mon Général ? Ils optent finalement pour un « Sébastien » qu’ils imaginent neutre et moins handicapant. Bien mal leur en prend. À quarante ans, non seulement Sébastien Gendron n’a pas libéré la France, mais en plus, il n’a toujours pas obtenu de prix Nobel pour l’ensemble de son œuvre. Ce qui est désespérant, pour ses parents surtout.

Mais revenons à Zeus :

Résumé de l’éditeur :

Zeus est un tueur-né.

Zeus aime le sang, il est violent, il est incontrôlable.

Tom, petite frappe du banditisme bordelais, aurait préféré ne jamais croiser sa route…

Mais on n’a pas toujours le choix.

Mon avis :

Le premier mot qui me vient en tête sur cette nouvelle, c’est noir et efficace. En deux pages, on est plongé dans une histoire qui va petit à petit se dérouler. Tous les tenants et aboutissants vont se dévoiler et se révéler être un excellent scenario, mené rapidement et de main de maitre.

Tout commence avec une scène de torture. Tom est amené devant son frère Paul, qui est attaché à une chaise. Ces deux là sont des petites frappes qui font de petits larcins sur demande, en particulier voler des voitures pour préparer des casses. Sauf que sur ce coup là, ils ont volé une mallette pour un dénommé René, et qu’ils n’auraient pas du. Les voilà donc chargés, par un homme cinquantenaire que l’on devine être le parrain local, de retrouver ladite mallette. Pour cela, Paul restera attaché et Tom devra remplir cette mission affublé d’un homme inhumain, tueur professionnel ultra efficace que l’on surnomme Zeus.

Deux pages pour présenter la situation, et pour lancer la machine, c’est tout ce qu’il faut à Sébastien Gendron pour nous accrocher à cette histoire. Là où d’autres en auraient fait un bouquin de 300 pages, il règle son intrigue en 36 pages, avec une célérité et une évidence qui force le respect. Les personnages sont vivants, l’action va à 100 à l’heure.

Et si à la fin, on regrette que cela soit si court, on se dit aussi qu’il a construit un sacré scénario qui pourrait faire l’objet d’un film, et que cela serait bien passionnant. En tous cas, je ne regrette pas cette lecture que j’ai trouvée géniale et qui m’a complètement immergé pendant une heure. A 1,49 euros, c’est une bonne affaire. Le seul bémol concerne la couverture … minimale, bref pas terrible.

Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires ici : http://www.storylab.fr/Collections/One-Shot/Zeus

Et enfin, voici la bibliographie de Sébastien Gendron :

– La jeune fille & le cachalot, Cylibris, 2003

– Le tri sélectif des ordures, Bernard Pascuito Editeur, 2008

– Echantillons gratuits (recueil), Les Petits Matins, 2008

– Mes amis mortels (coll. Les Mat-Sperone), Toucan Noir, 2008

– Mort à Denise (coll. Le Poulpe), Editions Baleine, 2010

– Taxi, take off & landing, Editions Baleine, 2010

– Quelque chose pour le week-end, Editions Baleine, 2011

– Ava ou l’aigreur, Storylab, 2011

Chronique virtuelle : Fiché coupable de André Delauré (Storylab)

Je suis sur que vous n’avez pas entendu parler de ce roman, sauf si vous êtes un adepte de la lecture électronique et autres ipad.

Storylab m’a contacté pour me présenter ce roman. Cet ouvrage, publié par les éditions Storylab est uniquement disponible au format numérique au prix de 2,99€ (pour un temps moyen de lecture de 110 minutes). N’étant pas équipé de ces nouveaux équipements électroniques, j’ai donc eu accès à ce roman sous une forme imprimable.

Ils sont trois, enfermés dans une salle de commissariat : Il y a le capitaine Jacques Duval, qui mène l’interrogatoire, et qui semble agressif et sur les nerfs. Il y a le lieutenant Marion Berteau, enceinte et qui souffre de la chaleur dans cette petite salle. Enfin, il y a Michel Chaloub, ancien comptable, qui est devenu un écrivain sans grand succès.

L’entrevue commence par des questions anodines, sur des faits, gestes et paroles qui sont consignés dans le fichier concernant Michel, de menus accrochages envers le facteur, envers des policiers. Puis, petit à petit, cela commence à déraper, jusqu’à un final surprenant.

Il est bien difficile de créer un huis clos, sans tomber dans certains écueils tels que la répétition, ou l’évocation de sujets n’ayant aucun rapport avec le sujet évoqué juste avant. André Delauré arrive à nous faire ressentir la tension, l’oppression de la chaleur dans la salle, uniquement par petites phrases, ou quelques répliques.

Les dialogues sont vraiment impeccables, car ils nous font ressentir les sentiments de chaque protagoniste. Et l’intrigue est vraiment menée intelligemment. On commence par ressentir de l’empathie pour Michel, puis la situation devient trouble, jusqu’à ce que nous, lecteurs soyons déstabilisés. Ce roman à moins de 3 euros, est vraiment une excellente affaire avec un très bon rapport qualité prix, et c’est presque dommage qu’il ne soit pas (encore ?) disponible en format papier.

  Le lien vers le livre est à suivre ici : http://www.storylab.fr/Collections/Urban-Stories/Fiche-Coupable

Chronique virtuelle : Chasse à l’épaulard de Williams Exbrayat (Storylab)

J’avais découvert un nouveau personnage, Maddog, sorte de détective privé créé par un jeune auteur, Williams Exbrayat. Dans un style vif et humoristique, nous assistions au sauvetage de la chienne de notre nouveau héros. Voici la deuxième aventure de Maddog.

Maddog est réveillé ce matin là par un coup de fil dont il se serait bien passé : Son ex-femme Lisa l’appelle au secours pour retrouver son amant (qui s’appelle Epaulard !). Il faut savoir que le nouveau chéri de Madame est aussi détective privé … mais dans le contrespionnage industriel. Comme leur relation n’est pas au beau fixe, Maddog est plus que réticent … pour finalement céder.

Direction Pau donc. Lisa lui explique qu’elle est enceinte et qu’elle est inquiète de l’absence de son futur mari. Elle est suivie comme son ombre par un garde du corps moustachu et muet, Louis ; Puis, elle lui annonce qu’Epaulard a été vu pour la dernière fois au bar CQ, et que l’associé de son futur mari s’appelle Duvernois. Epaulard et Duvernois se sont connus pendant la guerre de Yougoslavie avant de créer leur boite. Enfin, l’ami d’enfance d’Epaulard, Bastien Chevillard a lui aussi disparu … De quoi paniquer ! Mais c’est un verbe que Maddog ne connait pas.

Je pourrais redire ce que j’ai écrit à propos du premier roman de Williams Exbrayat, Chiennes Fidèles. Le roman est un vrai plaisir de lecture, du pur divertissement avec un personnage plein d’humour. C’est vif, ça court, ça frappe, ça va vite.

Par rapport au personnage, on le découvre toujours aussi violent. C’est-à-dire que quand il cherche une réponse, il ne perd pas de temps et commence par tirer une balle dans la jambe avant de poser la question. Maddog, c’est un peu l’inspecteur Harry … mais avec beaucoup d’humour et de dérision. D’ailleurs ne ratez sous aucun prétexte le bal masqué !

Ce qui est vraiment plaisant, c’est de voir que l’intrigue est moins simple que dans le premier roman, qu’elle s’étoffe, que les personnages sont plus nombreux et que malgré cela, l’auteur ne nous perd pas, il nous donne à lire un polar dont beaucoup seraient jaloux. Et le sujet s’avère plus noir, moins léger que dans le premier roman.

Car tout fonctionne dans ce polar, les personnages, les décors, l’intrigue. Bref, vous l’aurez compris : pour deux heures de lecture divertissantes, le contrat de williams Exbrayat est rempli et plus que rempli. Bref, tout cela est excellent ! Merci M.Exbrayat et à bientôt pour le prochain !