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Chroniques virtuelles : mes lectures électroniques de novembre

Je vous ai déjà dit ne lire que très rarement de livres sur ma liseuse. Je trouve que c’est bien pour y lire des nouvelles, mais j’ai un peu de mal avec des formats plus longs, surtout pour moi qui suis obligé de reprendre le livre pour écrire mon avis. Mais seuls les idiots ne changent pas d’avis. Voici donc deux romans de deux auteurs dont j’ai déjà parlé sur Black Novel.

Max de Jérémy Bouquin

Editeur : Ska

C’est tout juste un gamin, Max, un ado des rues, tout cradot. Il se présente chez un vieux qui a une petite pizzeria, rue des Mirailles, derrière la place de la République. Paulo le regarde et ne croit pas qu’il a 16 ans. Max dit qu’il sait se battre. Alors Paulo lui propose de faire la plonge et le ménage. Pas trop ce qu’il espérait, le Max. Mais il accepte, et fait la connaissance de Raoul, le cuistot.

Avec les quelques dizaines de couverts, payés en liquide, Max arrive à se faire une centaine d’euros par jour. Inespéré pour ce gamin des rues. Il prend ses aises dans le bar de Carlos, et flâne sur les bords de Loire. Il y rencontre Cloé, une jeune ado comme lui.

Puis Raymond se pointe à la pizzeria, pour demander du fric à Paulo. Paulo veut dire non, mais il finit par céder. Il exige un remboursement rapide, un taux d’intérêt important. Max observe, écoute et se rend compte que la pizzeria n’est peut-être pas qu’un restaurant.

On retrouve tout l’art de Jérémy Bouquin pour placer ses personnages, les tracer de quelques traits, et les mettre dans des décors évidents. Rien de tel qu’un petit restaurant, sombre, noyé au fond d‘une ruelle. Rien de tel qu’un propriétaire bougon, un cuistot taiseux, un jeune homme curieux et une jeune fille attirée. Après, tout est une question d’histoire.

Celle-ci est simple, et peut s’adresser à des ados, adeptes d’histoires contemporaines, ancrées dans le quotidien. Je la réserverai tout de même à des ados de 15-16 ans. Car le vocabulaire est fleuri de mots d’argot par moments. Les adultes y trouveront un ou deux chapitres superflus, soit 6 pages sur les 116. C’est peu.

L’histoire, quant à elle, commence comme un vieux qui veut sauver un jeune, une histoire d’éducation, avant de se diriger doucement vers le mystère, puis le suspense sur la fin. On a clairement du mal à lâcher la liseuse, avec ses phrases courtes, ses chapitres courts et ses dialogues brillants. D’ailleurs, on pourrait diviser le roman en deux parties, l’une pour Max, l’autre pour Cloé, bien équilibrées. C’est à nouveau un très bon polar de M.Jérémy Bouquin.

Ma vie sera pire que la tienne de WIlliams Exbrayat

Roman auto-édité

Ils sont trois : Paulo, Mycose et le narrateur. Comme ils s’ennuient, l’idée de Paulo, le chef de la bande, décident d’emmener sa troupe visiter une résidence luxueuse et isolée, décorée d’un superbe (!) crépis rouge. Rapidement mise à sac, la maison pourrait être tranquille, jusqu’à ce qu’une bande de malfrats armée de vrais flingues ne débarquent …

Ils sont trois, affublés de masques à l’effigie de nos présidents de la République : Chirac, Hollande et Sarkozy. Ils entrent dans le casino, tirent une rafale de mitraillette et récupèrent tout l’argent liquide disponible. A la sortie, deux flics en civil les attendent et la tuerie commence. Ils arrivent à prendre la fuite en emportant une otage.

Trois des personnages vont se retrouver dans la dernière partie de ce roman, organisé comme un feu d’artifice.

Pour chacune de ces parties mettant en scène différents personnages dans différentes situations, le style y est différent. La première est écrite comme un roman d’action et ça pulse à une vitesse folle. Les phrases sont courtes, les dialogues claquent et j’y ai pris un plaisir fou avec ce narrateur qui cherche à comprendre qui poursuit qui et pourquoi. Puis vient le casse du casino et on se retrouve avec des paragraphes plus longs, et un rythme qui baisse.

Puis la troisième partie vient clore cette histoire avec une rencontre entre le narrateur et sa potentielle petite amie, avec ce qu’il faut de menace et de violence pour relancer l’intérêt. Cette troisième partie est déstructurée, moitié roman choral, moitié articles de presse ou rapports d’analyse psychiatrique. Il en ressort un roman avec plein de personnages que l’on reconnaît immédiatement, qui courent après un espoir de vie, et pour qui, la seule réponse est la violence. Peut-être faut-il y voir une image de notre société qui n’a pour seule réponse à l’absence d’espoir que la violence et la mort. Mais je ne pense pas que l’auteur ait voulu y insérer un message. C’est juste un polar bien noir, original, personnel, aussi divertissant que déstabilisant.

Pour le commander, c’est ici : https://www.amazon.fr/vie-sera-pire-que-tienne/dp/1719901538

 

Chronique virtuelle : Chiennes fidèles de Williams Exbrayat (Storylab)

C’est un premier roman, donc ça m’intéresse. Voici donc le polar de William Exbrayat, au nom connu et dont il va falloir retenir le prénom à présent. Chiennes fidèles nous propose un pur divertissement au programme.

L’auteur :

Williams est né en 1975, dans le 26. Il passe une enfance tranquille dans le 07, puis fait des études en Histoire, dans le 38. Après un rapide séjour dans le 64, il s’installe dans le 31, où il officie comme dompteur de livres, en milieu scientifique. Outre un goût immodéré pour les numéros de département, il écrit aussi des histoires à usage récréatif.

Quatrième de couverture :

Ex-flic à la morale discutable et aux pratiques expéditives, Maddog est devenu détective privé. Il lui arrive même de s’offrir quelques à-côtés juteux à la limite de la légalité.

Sa principale faiblesse : son goût pour les femmes. Lorsque la vénéneuse Dora le plaque, il se rend compte que sa dernière combine était peut-être celle de trop…

Chiennes fidèles, polar efficace et à l’humour caustique, est le premier livre de Williams Exbrayat.

Mon avis :

Maddog tient une agence de détectives privés (Flair Investigations) avec son pote Danny. Il est amoureux d’une femme trop belle pour lui. Sauf qu’elle a disparu avec ses affaires mais aussi avec l’urne funéraire de sa chienne Sally. Ce ne serait pas grave s’il n’y avait à l’intérieur de ladite urne une carte électronique comportant des documents lui servant à faire un chantage auprès d’un personnage douteux et dangereux. Et voilà notre Maddog prêt à partir à la recherche de son urne.

Le fait que j’accroche ou non à un polar est surtout lié aux premières phrases et à la

Personnalité des personnages. Et dès que l’on commence Chiennes fidèles, le ton est vif, rapide et humoristique. On ne se prend pas au sérieux et comme le roman est court, cela va vite, très vite. C’est aussi le but de la maison d’édition Storylab qui propose des romans courts pouvant se lire en une heure maximum.

Alors ça va vite, très vite et l’humour y est pour beaucoup dans le plaisir que l’on ressent à la lecture. D’ailleurs, j’y ai retrouvé toute la joie que j’avais éprouvée avec les romans d’Olivier Gay. Ce roman est donc du pur divertissement, c’est bien écrit, bien fait, et on s’amuse beaucoup, de quoi passer un très bon moment. On se dit juste à la fin, que l’on attend quelque chose de plus long, de plus consistant mais on attend la suite avec impatience.

Vous trouverez les informations qu’il vous faut sur ce roman à 2,90€ ici

Chronique virtuelle : Chasse à l’épaulard de Williams Exbrayat (Storylab)

J’avais découvert un nouveau personnage, Maddog, sorte de détective privé créé par un jeune auteur, Williams Exbrayat. Dans un style vif et humoristique, nous assistions au sauvetage de la chienne de notre nouveau héros. Voici la deuxième aventure de Maddog.

Maddog est réveillé ce matin là par un coup de fil dont il se serait bien passé : Son ex-femme Lisa l’appelle au secours pour retrouver son amant (qui s’appelle Epaulard !). Il faut savoir que le nouveau chéri de Madame est aussi détective privé … mais dans le contrespionnage industriel. Comme leur relation n’est pas au beau fixe, Maddog est plus que réticent … pour finalement céder.

Direction Pau donc. Lisa lui explique qu’elle est enceinte et qu’elle est inquiète de l’absence de son futur mari. Elle est suivie comme son ombre par un garde du corps moustachu et muet, Louis ; Puis, elle lui annonce qu’Epaulard a été vu pour la dernière fois au bar CQ, et que l’associé de son futur mari s’appelle Duvernois. Epaulard et Duvernois se sont connus pendant la guerre de Yougoslavie avant de créer leur boite. Enfin, l’ami d’enfance d’Epaulard, Bastien Chevillard a lui aussi disparu … De quoi paniquer ! Mais c’est un verbe que Maddog ne connait pas.

Je pourrais redire ce que j’ai écrit à propos du premier roman de Williams Exbrayat, Chiennes Fidèles. Le roman est un vrai plaisir de lecture, du pur divertissement avec un personnage plein d’humour. C’est vif, ça court, ça frappe, ça va vite.

Par rapport au personnage, on le découvre toujours aussi violent. C’est-à-dire que quand il cherche une réponse, il ne perd pas de temps et commence par tirer une balle dans la jambe avant de poser la question. Maddog, c’est un peu l’inspecteur Harry … mais avec beaucoup d’humour et de dérision. D’ailleurs ne ratez sous aucun prétexte le bal masqué !

Ce qui est vraiment plaisant, c’est de voir que l’intrigue est moins simple que dans le premier roman, qu’elle s’étoffe, que les personnages sont plus nombreux et que malgré cela, l’auteur ne nous perd pas, il nous donne à lire un polar dont beaucoup seraient jaloux. Et le sujet s’avère plus noir, moins léger que dans le premier roman.

Car tout fonctionne dans ce polar, les personnages, les décors, l’intrigue. Bref, vous l’aurez compris : pour deux heures de lecture divertissantes, le contrat de williams Exbrayat est rempli et plus que rempli. Bref, tout cela est excellent ! Merci M.Exbrayat et à bientôt pour le prochain !