Tout peut arriver de Jonathan Tropper (10/18)

Il faut bien s’amuser dans la vie ! Comme je ne savais pas quoi attaquer comme livre, j’ai demandé à ma fille de 4 ans de m’en choisir un. Evidemment, elle en a pris un à sa hauteur, et, ne sachant pas lire, elle a pris une couverture dont elle apprécie la couleur. Résultat : Tout peut arriver parce que la couverture est violette (dans l’édition Fleuve noir).

Zach Est un jeune homme d’une trentaine d’années qui a tout pour être heureux. Il travaille en tant qu’intermédiaire et, en tant que tel a de l’argent, sa femme est superbe et il doit bientôt se marier, son meilleur ami et co-locataire est millionnaire. Tout bascule le jour où il commence à uriner du sang. Alors apparaissent toutes les petites failles qui font que sa vie n’est pas idéale : son travail devient trop stressant, son père qu’il n’a pas revu depuis vingt ans refait son apparition, il tombe amoureux de la veuve de son meilleur ami qui est mort deux ans auparavant dans un accident de voiture. Et Zach va commencer à changer sa vie et changer de vie.

Je ne sais trop que dire sur ce livre. Si ce n’est que je ne me rappelle plus ce qu’il fait dans ma bibliothèque, que ce n’est pas un livre que j’aurais acheté d’emblée, et que j’aurais eu tort. Ce personnage narrateur de cette histoire nous est facilement rendu sympathique car ce qui lui arrive est en général drôle, ou décrit de façon détachée légère et humoristique. On le lit donc assez vite et avec pas mal de plaisir. Jonathan Tropper a un talent certain pour démontrer la psychologie de son personnage sur un ton de rigolade ou presque. Clairement, il ne se prend pas au sérieux. Ou alors, il le fait bien étant donné la gravité du sujet.

Ce qui m’a le plus gêné dans ce livre, c’est surtout le personnage et son contexte : cela ressemble beaucoup aux romans des années 90, où on avait affaire à un homme riche qu’il faut plaindre car il a plein de problèmes. C’est parfois un peu énervant. De même, l’égocentrisme du narrateur fait peur et amène forcément à des longueurs que l’on a tendance à passer. Par contre, tropper se laisse aller, devient plus léger, moins dépassé par son sujet, et l’optimisme de son écriture fait mouche, pour donner des moments purement magiques comme la scène du concert de punk-rock du frère de Zach.

Alors, au final, je retiendrai un livre qui risque d’être aussi vite oublié qu’il a été lu, avec quelques reflexions amusantes voire brillantes qui ne dépareilleraient pas dans un livre de Woody Allen, mais trop rares pour que cela en fasse un livre indispensable. A réserver aux amateurs de littérature américaine légère. Dans le genre plus sérieux, personnellement, je préfère Brett Easton Ellis, Martin Amis ou Philip Roth.

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2 réflexions sur « Tout peut arriver de Jonathan Tropper (10/18) »

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