La chronique de Suzie : Un prisonnier modèle de Paul Cleave (Sonatine)

Suzie est de retour !Et elle nous parle du dernier Paul Cleave.Parmi les sorties de ce début d’année, l’un des thrillers attendus est bien le dernier roman de Paul Cleave. Il reprend pour l’occasion son personnage du Boucher de Christchurch. Je laisse la parole à Suzie :

Bonjour chers lecteurs.

Nous nous rencontrons de nouveau pour pouvoir discuter du dernier roman de Paul Cleave, qui a été publié aux éditions Sonatine, le 11 février 2016 et dont le titre est « Un prisonnier modèle » ou « Joe Victim » en anglais.

Après avoir écrit cinq livres dans l’univers de Christchurch, petite ville de Nouvelle-Zélande où les tueurs en série trouvent qu’il y fait bon vivre, l’auteur va nous conter la suite de l’histoire de son premier héros, Joe Middleton, surnommé le Boucher de Christchurch. Joe est le personnage principal du premier roman de Paul Cleave  » Un employé modèle » ou « The Cleaner » en anglais. Ce dernier s’est lancé dans l’éclaircissement d’un meurtre qu’on veut lui attribuer.

Dans ce deuxième volet, on va retrouver Joe, dont l’identité de Boucher de Christchurch a été découverte et on assiste à son arrestation. En lisant la quatrième de couverture, on apprend qu’une année se passe et Joe va enfin être jugé. Mais, une course s’engage entre différents protagonistes pour envoyer Joe « ad patres » le plus rapidement possible de peur qu’il ne dévoile certaines choses.

Cette histoire, comme vous pouvez vous en douter, va concerner principalement Joe Middleton mais pas uniquement. Elle va se décomposer en plusieurs voix : celle de Joe, celle de Mélissa, personnage qu’on a déjà rencontré dans une précédente histoire, celle de Carl Schroder et, enfin, celle de Raphael. Chacun de ces protagonistes va donner son point de vue ainsi que ses motivations sur le procès et la possibilité de la mort de Joe. Joe le fera également mais sur un autre mode qui est plus centré sur la vie en prison et comment il ressent sa captivité.

L’autre particularité de cette histoire est le mode de narration. L’auteur alterne la narration à la première personne et celle à la troisième personne. En fait, un seul personnage a le droit de s’exprimer à la première personne et c’est Joe. Ce qui peut déconcerter le lecteur. De plus, les chapitres sont assez courts, environ une dizaine de pages, voire même moins dans certains cas. Cela permet de donner un rythme rapide à l’histoire et plus percutant avec le changement de personnages.

La voix de Joe est assez sarcastique que ce soit envers lui-même, les personnes avec qui il interagit ou dans sa description de la vie carcérale. Ce sarcasme va être mis en avant par l’utilisation des différentes facettes de la personnalité de Joe. Ce qui permet de mieux appréhender le caractère de ce personnage. Les personnages secondaires sont particulièrement stéréotypés. L’exemple en est donné avec les gardiens de prison ou les compagnons de Joe. Celui qui est réussi, est la mère de Joe pour laquelle on ne sait que penser. Est elle consciente de ce qu’a fait son fils ou vit-elle dans son propre monde?

Lorsque j’ai commencé à lire ce livre, j’ai été choquée par le prologue. Je ne m’attendais pas à une telle violence qui est symbolisée par cette paupière. L’auteur semble avoir voulu me montrer que cette histoire n’allait pas me laisser intacte et me le démontrer dès le début. Ensuite, l’alternance des points de vue de personnages permet de poser l’intrigue.

J’ai un peu subi cette histoire jusqu’à la moitié du roman … pour ensuite me faire retourner comme une crêpe par l’auteur et arriver sur une situation que je n’attendais pas et qui m’a surprise, bien que certains cailloux fussent là pour me donner des indices que j’ai mal interprétés.

J’ai énormément apprécié le dernier tiers de l’intrigue. Et je me suis rendue compte que tout pointait dans cette direction. Mais le comportement des protagonistes est là pour nous induire en erreur. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’on n’a pas fini d’entendre parler de notre Boucher atypique et que la vengeance est un plat qui se mange froid ou tiède.

Le prochain roman dans notre ville préférée se nomme « Five minutes alone » et on devrait en apprendre plus sur le devenir de deux protagonistes : Carl Schroder et Théodore Tate. Vivement qu’il soit traduit et publié en français. Je me demande bien ce que l’auteur va pouvoir nous inventer.

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